
De 1999 à aujourd’hui, le Maroc est devenu la capitale mondiale de la chasse aux météorites. Plusieurs facteurs expliquent ce développement rapide.
La production scientifique au Maroc, appréciée en termes de nombre de publications des chercheurs dans des revues spécialisées nationales ou internationales, a connu une nette amélioration entre 1998 et 2002, indique un bilan réalisé par le Secrétariat d’Etat chargé de la Recherche scientifique.
Le nombre des thèses soutenues par des chercheurs attachés à des unités scientifiques a augmenté de 32,25 % dans cette période, passant de 589 à 779 études répondant aux critères de la recherche scientifique, précise ce bilan arrêté en août dernier et rendu public récemment.
Les brevets d’inventions déposés à l’OMPIC (Office Marocain de Propriété industrielle et Commerciale) sont passés de 468 (1992) à 547 (2002), soit une progression de 16,88 %.
Le personnel scientifique et technique effectuant des activités de recherche au sein des universités (facultés, instituts et écoles), des établissements de formation des cadres (publics et privés) et des établissements de recherche (publics et privés) renseigne sur cette évolution pour le même intervalle.
La plus grande part de l’effort de recherche revient aux universités qui accueillent pas moins d’une dizaine de milliers de chercheurs, avec une hausse de 4,83 %. Cette progression est plus nette dans les établissements de formation des cadres où le nombre de personnes impliquées dans des projets de recherche a augmenté de 58,45 %, et à moindre mesure dans les établissements de recherche publics et privés (24,17 %). Les branches scientifiques des études supérieures accusent, par contre, une régression de 2,44 % de leur effectif de chercheurs (14.488 chercheurs).
L’effort financier consenti en faveur de la recherche scientifique a connu une « augmentation substantielle », affirme la même source selon laquelle ce financement était assuré dans les établissements universitaires, avant 1998, par le budget de fonctionnement, les contrats de recherche, les programmes de coopération internationale (programme maroco-français portant sur les actions intégrées).
Au plan international, le bilan révèle que le Maroc se situe toujours dans la tranche des pays dont la part de PIB consacrée à la recherche scientifique ne dépasse pas la barre de 0,5 %, sachant que des pays émergents affectent 1 % de leur PIB à la recherche et les pays développés entre 2 et 3 %.
La part du PIB consacrée à la recherche scientifique au Maroc est passée de 0,3 % (1998) à 0,7 % (2002) soit une augmentation de 146,66 %, peut-on lire dans ce bilan.
AL BAYANE 02/10/2002
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