
Maroc : ces impayés bancaires qui risquent de plomber la relance
Au Maroc, les impayés ne se comptent plus. On note une forte hausse des créances en souffrance pour les particuliers mais également pour les entreprises, mettant à mal la...
Les entreprises marocaines sont de plus en plus dans l’incapacité de rembourser leurs crédits aux banques. Le tableau des créances en souffrance est inquiétant.
La somme des impayés depuis le début de l’année a atteint 4,3 milliards de dirhams. Une augmentation qui suscite des doutes sur la situation financière des entreprises en cette nouvelle année. Afin de mieux contenir les impacts de la crise, 50 milliards de dirhams ont été mobilisés à travers les mécanismes de soutien publics à savoir, Damane Oxygène et Relance. À fin novembre, les concours des banques à l’endroit des sociétés non financières privées ont augmenté de 4%, à 383 milliards de dirhams, rapporte L’Économiste.
« Cette hausse recouvre une progression de 8,3% des crédits de trésorerie dont l’encours s’est fixé à 171 milliards de dirhams. Les établissements bancaires ont en tout accordé 18 milliards de dirhams de crédits de trésorerie garantis par l’État au deuxième trimestre », explique le journal. Par ailleurs, « une grande partie sera transformée en crédit moyen terme, de nombreuses entreprises se retrouvant dans l’incapacité de les rembourser au 31 décembre en raison de la crise sanitaire qui perdure ».
En ce qui concerne les perspectives économiques, l’avenir reste incertain et bloque les chefs d’entreprises dans leurs perspectives à long terme. Car « l’encours des crédits d’investissement affiche une baisse de 2,4% depuis le début de l’année ». Toutefois, si la baisse de la qualité des portefeuilles a été contenue, c’est principalement grâce aux mesures de soutien des pouvoirs publics, et ceci, bien que les créances en souffrance aient grimpé de 10,7% sur onze mois, à 44,3 milliards de dirhams.
La forte augmentation des impayés pourrait empirer si l’activité peine à reprendre, alors que les banquiers n’envisagent pas encore de reprise avant le deuxième semestre 2021. Cette situation pourrait avoir de grandes répercussions sur le marché du travail où le taux de chômage atteint déjà 12,7%.
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