
Maroc : une MRE risque la prison pour avoir giflé un caïd
Le tribunal de première instance de Témara se penche sur l’affaire de violence contre le caïd de la septième annexe administrative de la préfecture de Skhirat-Témara, impliquant...
Le tribunal de première instance de Témara a ordonné jeudi le report au 10 avril prochain de l’examen de l’affaire concernant une Marocaine résidant au Canada accusée d’agression sur un agent d’autorité, un caïd. Son époux, son frère et un ami sont également poursuivis dans ce dossier.
Lors de l’audience de jeudi, la défense a présenté de nouveaux arguments. L’avocat de l’accusée principale a soutenu que sa cliente « n’est pas celle qui a commencé l’agression, mais qu’elle a d’abord été giflée, ce qui l’a poussée à réagir ». Il a également informé le tribunal que sa cliente, enceinte de trois mois, souffrirait de saignements continus depuis son incarcération, demandant sa mise en liberté provisoire et un examen médical pour évaluer un risque de fausse couche.
La défense a par ailleurs mis en doute le certificat médical du caïd, qui établit une incapacité de travail de trente jours. Elle estime que la description des blessures – une légère rougeur au visage sans fracture ni lésion grave – ne justifie pas une telle durée et a demandé la convocation du médecin examinateur. L’avocat du caïd, quant à lui, a affirmé que son client subit toujours les conséquences de l’incident, qu’il est sous traitement et inapte à exercer ses fonctions.
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Les faits en question se sont déroulés le 19 mars 2025. Les quatre individus se sont rendus à l’annexe pour réclamer leurs biens. Le refus du caïd de les restituer immédiatement aurait entraîné une altercation verbale, suivie d’insultes, puis d’une agression physique. Une vidéo, filmée par un auxiliaire d’autorité, montrerait le caïd tentant d’alerter les forces de l’ordre alors que les individus refusaient d’obtempérer.
Les enregistrements montreraient également la femme filmant la scène. Lorsque le caïd aurait tenté de l’en empêcher, il aurait reçu deux gifles. Les quatre personnes auraient ensuite tenté de quitter les lieux en voiture, sans succès. Un homme aurait résisté à son arrestation et causé des dégradations matérielles (vitres brisées) au poste de police, tandis que « B.S. » aurait continué à insulter les agents.
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