
Jean-Luc Mélenchon a apporté son soutien à Karim Benzema, sur la plateforme X (ex-Twitter). Le footballeur est au cœur d’une controverse, pointé du doigt par le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, pour des liens présumés avec les Frères...
La situation des policiers français de confession musulmane est inquiétante depuis l’attaque de la Préfecture de Police de Paris. Une sorte de paranoïa s’est installée et, contre les jeunes recrues, notamment, pèse le risque d’une "chasse aux sorcières".
La situation que traverse la police française n’est pas enviable, notamment, en ce qui concerne les agents de confession musulmane.
Tous les ingrédients se mettent en place pour rendre la vie dure à ces policiers depuis deux semaines que la Préfecture de Police de Paris a fait l’objet de l’attaque de Mickaël Harpon, ayant causé quatre morts et un blessé grave.
Sur BFMTV, un fonctionnaire musulman a notamment dénoncé "un climat pesant et des regards soupçonneux". "On m’a demandé si je pouvais donner une idée du personnel qui se serait peut-être radicalisé. Il y a une sorte de paranoïa qui s’installe. Beaucoup de signalements sont faits", regrette Mehdi, un policier en poste depuis une vingtaine d’années.
Le quotidien de ce fonctionnaire musulman, tout comme celui d’un bon noombre de ses collègues, est dominé par une crainte persistante.
"On se dit qu’un jour, pour n’importe quelle jalousie, peut-être qu’un collègue va nous balancer sur quelque chose qu’on n’aura pas fait. En attendant, le principe de précaution prévaudra et on sera sans doute mis à l’écart. On aura peut-être des soucis dans notre carrière", s’inquiète-t-il.
Pour Mehdi, c’est surtout le cas des jeunes recrues qui préoccupe. "Ce qui me fait peur, c’est pour ceux qui vont arriver", fait-il observer, en affirmant néanmoins une certaine assurance concernant les anciens : "J’ai une certaine ancienneté et j’ai la chance d’être, je pense, apprécié par mes collègues. On ne va pas me le faire à moi", rapporte BFM TV.
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