Les maths au bac : les Marocains surclassent largement les Français

22 juin 2024 - 18h00 - Maroc - Ecrit par : S.A

Il est apparu que le bac de maths marocain est beaucoup plus complexe que le bac français. C’est du moins ce qu’affirme Lucas, professeur de maths, dans une vidéo postée sur Instagram.

Le sujet sur lequel ont planché les candidats au bac marocain il y a quelques semaines suscite l’incompréhension en France. « On ne pourrait pas donner ça à nos élèves français, ça ne serait même pas envisageable », tranche Rémi Chautard, professeur de mathématiques dans un lycée en région parisienne. Le niveau exigé des lycéens au Maroc est élevé par rapport à celui des jeunes Français. Selon Rémi Chautard, les notions figurant dans l’examen marocain ne sont même pas abordées dans le programme de terminale en France, rapporte Le Figaro. « Je pense au théorème des accroissements finis, à l’exercice d’algèbre ou encore aux calculs de somme, développe-t-il. C’est un sujet qu’on aurait pu proposer il y a 30 ans pour des candidats du bac C à l’époque, mais aujourd’hui cela correspond davantage à ce qui est enseigné à la fin d’une prépa type maths spé ». Le sujet marocain est « plus complexe que celui proposé en France aux candidats du Capes », estime l’enseignant, notant que « les Marocains ont su protéger et mettre en valeur cette matière-là où la France n’a fait que la dégrader ».

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Selon les explications de Claire Piolti-Lamorthe, présidente de l’Association des professeurs de mathématiques de l’enseignement public (APMEP), au Maroc, les élèves passent un examen à l’issue de l’enseignement primaire (et ensuite la scolarité n’est plus obligatoire) puis un examen d’entrée au lycée qui détermine la suite de leur parcours. Et de tempérer : « Il me semble délicat de comparer des examens qui s’appuient sur des programmes ou des horaires différents dédiés à cette discipline ».

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Le programme scolaire en France n’est pas le même au Maroc. À l’opposé des élèves français, les élèves marocains qui choisissent l’équivalent d’une filière dite « sciences maths », suivent un programme particulièrement rigoureux. « Nous avons plus de 10 heures de cours de maths par semaine, expliquait il y a quelques mois au Figaro Étudiant une jeune étudiante marocaine en prépa à Rabat. Ce qu’on voit en première année de prépa HEC a déjà été étudié en terminale donc forcément ça nous aide beaucoup ». Grâce à ce programme, les Marocains sont nombreux à briller aux concours pour intégrer les meilleures écoles d’ingénieur françaises, comme Polytechnique. En 2023, quelque 41 Marocains sur 60 élèves étrangers de la filière des Classes Préparatoires aux Grandes Écoles (CPGE) ont passé avec succès le test d’entrée à cette école parisienne.

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