Érosion et submersion : la menace s’intensifie sur les côtes marocaines

12 octobre 2024 - 12h00 - Maroc - Ecrit par : S.A

La Direction générale de la Météorologie (DGM) vient de fournir des explications sur les affirmations de l’Organisation météorologique mondiale (OMM) selon lesquelles les principales villes côtières marocaines, comme Casablanca, Tanger ou encore Agadir sont menacées par la montée des eaux de mer, l’érosion côtière et la submersion des terres, en particulier lors de violentes tempêtes.

S’exprimant sur ces affirmations consignées dans un récent rapport intitulé « State of Climate in Africa 2023 » auprès du site H24info, la Direction générale de la Météorologie (DGM) a fait savoir que les institutions internationales mettent souvent en garde contre le risque d’élévation du niveau de la mer et ses conséquences potentielles sur les villes côtières du monde entier à l’avenir, en particulier dans les zones basses. Cette mise en garde est basée sur des données montrant une augmentation continue du niveau des eaux de mer en raison du changement climatique, un phénomène qui entraîne la fonte des glaces et la hausse des températures, provoquant ainsi l’expansion des eaux océaniques, précise la DGM.

La DGM tient à clarifier : « Pour le Maroc, bien qu’une élévation ait été observée, elle reste inférieure à la moyenne mondiale. Le rapport sur le climat en Afrique de 2023 indique à la page 11 que le niveau de la mer autour du continent africain connaît une hausse générale, mais variable selon les régions, entre janvier 1993 et juin 2024. L’élévation moyenne du niveau de la mer au niveau mondial est d’environ 3,4 mm/an, certaines zones dépassant cette moyenne, tandis que d’autres, comme le sud de la Méditerranée, affichent des taux inférieurs ».

À lire :Un Marocain sous OQTF accusé de tentative de meurtre à la sortie d’une gare

Le Maroc avec ses côtes atlantiques et méditerranéennes, enregistre des taux d’élévation différents, a encore fait savoir la même source, précisant que le littoral atlantique présente un taux d’élévation inférieur à 3,4 mm/an, un taux proche de la moyenne mondiale alors que la côte méditerranéenne enregistre un taux d’élévation plus bas, à 2,8 mm/an, ce qui indique une augmentation moins importante du niveau de la mer par rapport à la moyenne mondiale. S’agissant du niveau de la mer, il augmente en raison de la fonte des glaces polaires et de l’expansion thermique des eaux dues au changement climatique, explique encore la DGM, relevant que cette élévation représente une menace future pour les villes côtières et les zones basses, surtout si le réchauffement s’accélère, entraînant des inondations côtières, l’érosion des plages et la salinisation des eaux souterraines.

« Pour faire face à ces défis, des efforts mondiaux sont nécessaires pour réduire les émissions de carbone et promouvoir des mesures préventives ainsi qu’une infrastructure capable de résister aux changements climatiques », complète la DGM.

À lire :Comment les pluies au Maroc inquiètent les agriculteurs espagnols

À noter que le rapport publié par l’OMM ne concerne pas spécifiquement des villes marocaines spécifiques. Ce rapport est général.

Bladi.net Google News Suivez bladi.net sur Google News

Bladi.net sur WhatsApp Suivez bladi.net sur WhatsApp

Sujets associés : Agadir - Casablanca - Tanger - Nature - Environnement - Direction générale de la météorologie (DGM)

Aller plus loin

Comment les pluies au Maroc inquiètent les agriculteurs espagnols

Les pluies torrentielles qui se sont abattues ces dernières semaines sur plusieurs régions du Maroc, inquiètent les agriculteurs espagnols qui demandent au gouvernement et à la...

La météo capricieuse oblige plusieurs vols à esquiver Tanger

Plusieurs vols à destination de l’aéroport Ibn Battuta de Tanger ont été contraints ces dernières heures de changer de trajectoire en raison de mauvaises conditions...

Un phénomène météorologique rare touche le Sahara marocain

La Direction générale de la météorologie (DGM) s’explique sur un phénomène naturel rarissime qui touche les régions désertiques et sahariennes du Maroc.

Ces articles devraient vous intéresser :

Le Maroc, capitale mondiale de la chasse aux météorites

De 1999 à aujourd’hui, le Maroc est devenu la capitale mondiale de la chasse aux météorites. Plusieurs facteurs expliquent ce développement rapide.

Le FMI confirme un prêt pour le Maroc

Le Maroc bénéficiera d’un prêt de 1,3 milliard de dollars du Fonds monétaire international (FMI) pour soutenir sa transition écologique et renforcer sa résilience face aux catastrophes naturelles.

Safi : le maire s’octroie un garage en douce, la colère gronde

Le président de la commune urbaine d’Asfi a construit sans autorisation préalable un garage souterrain pour sa maison de deux étages, en chantier dans le quartier Miftah Al Rahma, suscitant l’indignation et la colère des résidents et des défenseurs des...

Maroc : nouvelle tragédie pour les rescapés du séisme

Les rescapés du violent et puissant tremblement de terre du 8 septembre se battent maintenant pour survivre aux rafales de vent et aux inondations qui frappent le Maroc. Ils vivent dans des tentes qui ne résistent pas aux intempéries. Face à la...

Autoroutes du Maroc : un nouveau projet passe mal

Anouar Benazzouz, directeur général de la Société nationale des autoroutes du Maroc, a annoncé le lancement d’un projet de reboisement des abords des autoroutes marocaines.

Maroc : des substances toxiques dans les emballages alimentaires

Une récente étude a révélé la présence de substances chimiques per – et polyfluoroalkylées (PFAS) dans certains emballages alimentaires à usage unique au Maroc.

Maroc : les écologistes s’insurgent contre l’invasion des palmiers américains

Au Maroc, des écologistes appellent à mettre fin à la « plantation anarchique » de palmiers d’origine américaine et à adopter une « politique de reboisement réfléchi dans l’aménagement du territoire ».

BMW, Renault et Managem au cœur d’un scandale écologique au Maroc ?

Une enquête dévoile la pollution importante de certains villages marocains où sont déchargés des résidus miniers. BMW, Renault et la Managem, grande entreprise minière marocaine, sont pointés du doigt.

Label Pavillon Bleu au Maroc : voici la liste complète

Pour la saison estivale 2024, 32 sites marocains arboreront le label Pavillon Bleu, décerné par la Fondation Mohammed VI pour la protection de l’environnement sous la présidence de la Princesse Lalla Hasnaa.

Déchets de l’Aïd al-Adha : un casse-tête pour les villes marocaines

Au Maroc, la gestion des déchets pendant la période de la célébration de l’Aïd al-adha reste l’un des défis que peinent à relever chaque année les autorités locales.