Les cadres marocains plébiscitent le télétravail

11 avril 2020 - 07h30 - Maroc - Ecrit par : G.A

Après l’état d’urgence sanitaire, les Marocains auront du mal à se défaire de certaines habitudes. Une étude menée par le cabinet Rekrute, révèle que la plupart des cadres marocains préfèrent le télétravail, même après la crise.

Plusieurs secteurs ont opté pour le télétravail depuis que le confinement a été imposé. Dans le détail, 56 % des cadres sont en télétravail, 24 % travaillent toujours du bureau, 6 % sont en congés payés et 6 % sont en congés sans solde. De même, 48.61 % des cadres en télétravail sont des jeunes âgés entre 25 et 34 ans et 66 % de ceux en congés sans solde sont également des jeunes.

L’étude a montré qu’en termes de productivité, "54 % des cadres déclarent qu’ils sont productifs en télétravail contre 14 % qui ne le pensent pas". Sans aucune surprise, ce sont les jeunes ayant entre 25 et 34 ans qui se disent plus à l’aise avec le télétravail et attribuent une note moyenne de 3,66/5 à leur niveau de productivité. Ce qui n’est pas le cas des cadres ayant 55 ans et plus, qui se sentent moins à l’aise avec l’outil et attribuent une note moyenne de 3,2 /5 à leur niveau de productivité, tout en l’expliquant par différentes raisons. Il y a la "mauvaise connexion qui se trouve en tête de liste, suivie par la gestion des enfants et le stress ou l’angoisse, puis la démotivation ou l’inadaptation des outils qui arrivent en 3ᵉ position".

Même si un grand nombre de cadres pensent que le télétravail est un outil à éviter, 90 % des Marocains souhaitent l’intégrer dans leur quotidien. 43 % des cadres sont prêts à travailler à domicile plus de 3 jours par semaine et presque 50 % sont prêts à le faire pendant 1 ou 2 jours maximum par semaine. 7 % seulement ne sont pas prêts à travailler à domicile, révèle l’enquête.

C’est une évidence que "le confinement aura permis de faire évoluer les positions des uns et des autres sur ce mode de travail au Maroc". La balle est dans le camp du législateur qui a la possibilité de voter des textes de lois en vue de déterminer les conditions dans lesquelles le télétravail pourrait se faire au Maroc.

Bladi.net Google News Suivez bladi.net sur Google News

Bladi.net sur WhatsApp Suivez bladi.net sur WhatsApp

Sujets associés : Administration - Internet - Coronavirus au Maroc (Covid-19)

Aller plus loin

Casablanca parmi les meilleures destinations pour le télétravail

Casablanca fait partie des meilleures destinations des Espagnols pour le télétravail, selon une étude de Wise analysant le coût de la vie d’une centaine de villes dans 67 pays...

Emploi : les Marocains adoptent le télétravail

La crise sanitaire a poussé le marché de travail à changer son fonctionnement, notamment en matière d’organisation. Au Maroc, 57 % des travailleurs préfèrent travailler en mode...

Ces articles devraient vous intéresser :

Cartes Jawaz : la chasse aux abus des fonctionnaires est lancée

L’Inspection générale de l’administration territoriale (IGAT) veut en finir avec les utilisations abusives du système prépayé « Jawaz » par des fonctionnaires, notamment en dehors de leurs heures de service et à des fins personnelles. Dans ce sens,...

Maroc : ces régions oubliées de l’internet

Lors d’un débat organisé par le Parti Authenticité et Modernité (PAM), Ghita Mezzour, ministre de la transition numérique et de la réforme de l’administration, a révélé la part du territoire marocain sans couverture internet.

Interdire ou réguler TikTok ? Le Maroc cherche la solution

Menacé d’interdiction aux États-Unis et en Europe, TikTok est de plus en plus décrié dans le monde. Au Maroc, des voix continuent d’appeler à l’interdiction de l’application chinoise. Mais plutôt que de l’interdire, des experts appellent à encadrer son...

Un projet du roi Mohammed VI concernant les MRE en souffrance

Annoncée en novembre 2024 par le roi Mohammed VI lors de la commémoration de la 49e Marche verte, la création de la Fondation Mohammedia pour les Marocains résidant à l’étranger peine à devenir réalité alors que les problèmes administratifs auxquels...

Marrakech veut en finir avec la mendicité et les SDF

La ville de Marrakech mène une lutte implacable contre la mendicité professionnelle et le sans-abrisme, qui porte déjà ses fruits. À la manœuvre, la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN) et la brigade touristique.

Maroc : mise en garde contre les constructions illégales

Abdelouafi Laftit, ministre de l’Intérieur, a apporté des clarifications au sujet des démolitions dans les zones côtières.

Statut d’auto-entrepreneur au Maroc : après l’euphorie, le flop ?

Lancé en 2015, le statut auto-entrepreneurs semble ne plus être une solution à l’informel et au chômage. Le bilan en est la parfaite illustration.

Maroc : voici les salaires dans la fonction publique

Le rapport sur les ressources humaines annexé au projet de Loi de Finances 2024 indique que le salaire mensuel net moyen dans la fonction publique marocaine a augmenté de 18,08 %, passant de 7 250 dirhams en 2013 à 8 561 dirhams en 2023.

Aid al adha : décision importante du Maroc

Le ministre de l’Agriculture, de la pêche maritime, du développement rural et des eaux et forêts, Ahmed El Bouari, entend généraliser l’interdiction de l’abattage des femelles ovines dans les abattoirs.

Fonctionnaires marocains : des coûts salariaux de plus en plus insoutenables ?

Au Maroc, les quelque 570 917 fonctionnaires publics devraient coûter 180,27 milliards de dirhams à l’État en termes de salaire en 2025, ce qui représente 10,96 % du PIB et près de 53 % de l’investissement prévu. Des dépenses qui pèsent lourd sur les...