
Des Marocains se plaignent de l’appel à la prière à Casablanca
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La ville de Melilla est le théâtre d’une polémique autour de l’appel à la prière. En effet, la municipalité a décidé d’interdire l’utilisation de haut-parleurs pour diffuser l’appel à la prière entre 21 heures et 9 heures du matin à la Mosquée Centrale. Cette décision, motivée par des plaintes de riverains concernant les nuisances sonores, a provoqué la colère de la Commission Islamique de Melilla (CIM).
Daniel Ventura, conseiller municipal à l’Environnement, interrogé par El Faro de Melilla, a justifié cette mesure en expliquant qu’elle ne concernait que la Mosquée Centrale, identifiée comme la source principale de nuisances sonores dans le centre historique. Il a insisté sur le fait que les techniciens municipaux n’avaient fait qu’appliquer la loi et que toute inaction de leur part aurait constitué un « délit de prévarication ». Ventura a également précisé que cette restriction visait à « ne pas porter préjudice à toute la communauté musulmane pour une seule mosquée ».
Malgré les efforts de la municipalité pour minimiser l’impact de cette mesure, la CIM a exprimé son « rejet » dans un communiqué, dénonçant une « restriction disproportionnée » portant atteinte à la liberté religieuse. Le conseiller s’est dit « surpris » par cette réaction, rappelant qu’une réunion avait eu lieu avec le président de la CIM, Farid Abdel-Lah, pour discuter de la question et envisager des solutions, notamment la possibilité de réduire le volume sonore de l’appel à la prière. « Le sujet a été traité avec beaucoup de sensibilité, car nous ne voulons pas avoir un impact négatif sur les questions religieuses. Nous avons demandé qu’il parle avec l’imam pour réduire les décibels, car notre intention n’est pas de heurter les sensibilités », a déclaré Ventura.
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La CIM a toutefois maintenu sa position, estimant que cette mesure entravait le droit des musulmans à pratiquer leur foi. Cet imbroglio semble révéler des tensions plus profondes entre la fédération religieuse et certaines associations musulmanes. Le conseiller a d’ailleurs laissé entendre que la CIM instrumentalisait cette affaire pour attiser le mécontentement de la communauté musulmane à l’encontre de la municipalité. « Il y a un conflit entre les entités et, au final, cela retombe sur le technicien et sur moi. La CIM nous a impliqués dans cette affaire pour que les musulmans nous pointent du doigt », a-t-il déploré.
Rappelons que Melilla compte 17 lieux de culte musulmans, dont la Mosquée Centrale, inaugurée en 1947, qui est la plus grande et la plus importante de la ville. La population de Melilla est composée, presque à parts égales, de musulmans, majoritairement d’origine marocaine, et de chrétiens.
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