Pour empêcher le départ des médecins, le Maroc augmente leurs salaires

11 novembre 2021 - 14h00 - Economie - Ecrit par : A.T

Dans son programme au titre de l’année 2022, le gouvernement a entrepris de revoir les conditions de vie et de travail des médecins marocains exerçant dans le public, notamment en ce qui concerne les salaires. Une proposition a été introduite au parlement à cet effet.

Il s’agit spécialement pour Khaled Ait Taleb de mettre sur pied un système de salaires, d’indemnités et d’incitations matérielles pour tous les professionnels de la santé avec un salaire fixe et un autre salaire variable en fonction des services rendus et des déplacements.

Au parlement, le ministre a expliqué son projet, assurant qu’il vise à adopter des normes unifiées de gestion des ressources humaines, et à mettre en place une complémentarité entre les secteurs public et privé, ajoutant que « lorsqu’on parle de la fonction publique sanitaire, cela inclut toutes les composantes du système de santé ».

A lire : Une hausse des salaires pour freiner le départ des médecins marocains à l’étranger

Faisant une comparaison historique des salaires, Ait Taleb a souligné qu’en 1970, le médecin marocain occupait la troisième place dans l’échelle sociale. « Aujourd’hui, il est passé à la 25ᵉ place, et si cette réforme n’est pas mise en œuvre, il reculera encore plus » a-t-il déclaré.

À terme, la réforme impulsée permettra de mettre en place des regroupements régionaux au niveau des hôpitaux universitaires, a-t-il indiqué, précisant qu’elle découlera, en premier lieu, des programmes médicaux régionaux et de la nécessité d’offrir des services répondant aux attentes des habitants de chaque région.

Bladi.net Google News Suivez bladi.net sur Google News

Bladi.net sur WhatsApp Suivez bladi.net sur WhatsApp

Sujets associés : Santé - Ministère de la Santé - Loi de finances (PLF 2025 Maroc) - Khalid Aït Taleb

Aller plus loin

Une hausse des salaires pour freiner le départ des médecins marocains à l’étranger

L’amélioration des salaires des médecins pour empêcher leur départ à l’étranger. C’est une proposition qui émane du groupe parlementaire du parti de l’Istiqlal (PI), qui appelle...

Salaires impayés : les médecins résidents en colère et menacent

Les médecins résidents et internes Marocains ont écrit au gouvernement pour demander le respect des engagements, concernant le payement de leurs salaires et indemnités de garde....

Maroc : les professionnels ne veulent pas de médecins étrangers

Les organisations syndicales et professionnelles du secteur de la santé ne s’accordent pas avec le ministère de tutelle sur la question du recrutement des médecins étrangers...

Maroc : une nouvelle réforme sur les études de médecine

Le gouvernement marocain compte opérer une réforme des études de médecine. Désormais, la durée de la formation en médecine passera de 7 ans à 6 ans.

Ces articles devraient vous intéresser :

Maroc : la prolifération des malades mentaux inquiète

Bon nombre de malades mentaux errent dans les rues marocaines suscitant inquiétudes et craintes. Préoccupée, la députée Hayat Laaraich, du parti de l’Union Socialiste des Forces Populaires, adresse une question écrite au ministère de la Solidarité et...

Des pastèques contaminées dans les assiettes des Marocains ?

Le groupe du parti socialiste à la Chambre des représentants a adressé une question au ministre de la Santé et de la protection sociale, Khalid Ait Taleb, au sujet de la présence de pastèques contaminées sur le marché marocain.

Maroc : la taxe carbone arrive

Le ministère de l’Économie et des finances en collaboration avec le ministère de la Transition énergétique et du développement durable et la Trésorerie Générale du royaume (TGR) prévoit de mettre en œuvre plusieurs réformes majeures consignées dans le...

Le Maroc pleure la mort de la "fille de la lune" Fatima Ezzahra Ghazaoui

Fatima Ezzahra Ghazaoui, 31 ans, star marocaine des réseaux sociaux, a perdu son combat contre la Xeroderma pigmentosumn, une maladie génétique rare à l’origine d’une hypersensibilité aux rayonnements ultraviolets, qui interdit toute exposition au soleil.

Les Marocains paieront plus cher l’électricité

Les autorités marocaines ont décidé de relever les taux de TVA appliqués aux tarifs de l’électricité sur la période 2024-2026.

Pilules abortives : le Maroc face à un gros problème

Des associations de défense des droits des consommateurs dénoncent la promotion sur les réseaux sociaux de pilules abortives après l’interdiction de leur vente en pharmacie, estimant que cette pratique constitue une « atteinte grave à la vie » des...

Maroc : une amnistie bienvenue pour les entreprises

La Direction générale des impôts (DGI) a annoncé la prorogation jusqu’à fin décembre du délai initialement fixé aux entreprises inactives pour régulariser leur situation fiscale.

"L’boufa", la nouvelle menace pour la société marocaine

Le Maroc pourrait faire face à une grave crise sanitaire et à une augmentation des incidents de violence et de criminalité, en raison de la propagation rapide de la drogue «  l’boufa  » qui détruit les jeunes marocains en silence.

L’anarchie des salons de beauté au Maroc dénoncée

La docteure Hanan Atrakin, spécialiste en chirurgie esthétique et députée du Parti Authenticité et Modernité (PAM), a exprimé ses inquiétudes face à la prolifération au Maroc des salons de beauté offrant des services esthétiques médicaux, évoquant une...

Le Maroc veut faire payer les géants du Web

Le gouvernement marocain est préoccupé par la réglementation fiscale des géants du numérique. Dans ce sens, il propose de nouvelles obligations fiscales dans le cadre du projet de loi de Finances (PLF) de l’exercice 2024.