Tourisme : paralysie totale à Marrakech
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Les professionnels du tourisme se félicitent de la décision du gouvernement marocain relative à la réouverture de l’espace aérien à partir du 7 février et demandent par la même occasion de l’aide à l’État pour une bonne reprise de leurs activités. Ils affirment que les deux mois de suspension de tous les vols de passagers de et vers le royaume ont négativement impacté leur secteur.
Jeudi, le gouvernement marocain a annoncé la réouverture de l’espace aérien resté fermé depuis le 29 novembre 2021 aux vols au départ et à destination du Maroc à partir du 7 février prochain. « Cette décision intervient conformément aux dispositions juridiques relatives à la gestion de l’état d’urgence sanitaire et suite aux recommandations de la commission scientifique et technique et prenant en considération l’évolution de la situation épidémiologique dans le royaume », a-t-il indiqué dans un communiqué. De quoi réjouir les professionnels du secteur touristique. Ceux-ci ont toutefois besoin du soutien de l’exécutif.
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« D’habitude, on accueille les touristes étrangers qui arrivent à Marrakech. On leur organise des excursions partout dans le pays. Mais cela fait deux mois que l’aéroport est fermé. On a fermé l’agence parce qu’on n’a plus les moyens de payer le loyer », déplore auprès de RFI Saïd Massoudi dont l’agence est implantée à Marrakech. Selon la fédération nationale de l’industrie hôtelière du Maroc, entre 20 % et 30 % des emplois ont été détruits à cause des restrictions sanitaires édictées depuis le début de la pandémie de Covid-19.
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L’annonce par Fatim-Zahra Ammor, ministre du Tourisme, de l’Artisanat et de l’Économie sociale et solidaire, de l’octroi des aides mensuelles de 2 000 DH aux professionnels du secteur ne rassure pas totalement Saïd Massoudi. « Moi, j’ai dû contracter des crédits pour pouvoir m’en sortir. Si l’aéroport rouvre, il y aura à nouveau du travail et je pourrai les rembourser. Tout le monde n’a pas reçu de soutien du gouvernement. Beaucoup de gens travaillent sans être déclarés. Pour eux, il faut que l’industrie reparte. C’est le plus important ! »
Tout comme Saïd, bon nombre de professionnels notamment les agences se retrouvent endettés. Les instances représentatives du secteur appellent l’État à les soutenir dans le cadre de la réouverture de l’espace marocain.
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