
Déchets de l’Aïd al-Adha : un casse-tête pour les villes marocaines
Au Maroc, la gestion des déchets pendant la période de la célébration de l’Aïd al-adha reste l’un des défis que peinent à relever chaque année les autorités locales.
Les associations de défense de l’environnement dénoncent le non-respect des règles environnementales par certaines familles qui laissent d’importantes quantités de déchets sur les plages après y avoir rompu le jeûne pendant le mois de Ramadan.
Ces militants en appellent à la conscience environnementale des familles qui sacrifient chaque année à cette tradition, les invitant à maintenir les plages propres. « L’iftar collectif sur les plages est un phénomène nouveau au sein de la société marocaine… Comme tous les phénomènes sociaux, il a ses avantages et inconvénients », a déclaré Suhaim Mohamed Sohaimi, expert en environnement et président de l’Association Zohour pour l’environnement et le développement durable.
Dans une déclaration à Al Ayyam 24, Sohaimi a expliqué que ces iftars collectifs à la plage « stimulent l’économie des villes côtières, mais les déchets laissés par les familles polluent l’eau et le sable de la mer », déplorant « l’indifférence et l’inconscience » des familles marocaines qui se livrent à de tels comportements qu’il juge irresponsables.
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Dans la même veine, Mohamed Tafrouti, écrivain et président du centre Perspectives environnementales pour les médias environnementaux et le développement durable, exhorte les familles concernées à prendre soin des plages et à préserver l’environnement. Il dénonce un drame écologique, soulignant que « la plupart des déchets jetés sans conscience sur les plages finissent dans l’estomac des poissons… Tout cela, nous le retrouverons inévitablement dans nos assiettes lorsque nous consommerons ces poissons ».
Mohamed Tafraouti a aussi invité les autorités locales, en coordination avec la police environnementale, à installer des bacs à ordures ainsi que des panneaux d’interdiction, et à mener des campagnes de sensibilisation le long des plages, insistant sur la nécessité « d’émettre des contraventions contre toute personne qui laisserait des déchets sur les plages après un iftar ».
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