
Le tourisme représente environ 7 % du PIB et génère plus de 500 000 emplois directs, soit environ 5 % de la population active marocaine. C’est ce qui ressort du dernier rapport de la banque mondiale sur la situation économique du Maroc.
100 millions de dollars, l’équivalent de 832 millions de DH, pour améliorer la sécurité énergétique du pays. Le montant, consenti, mardi dernier, par la Banque mondiale est remboursable sur 17 ans avec une période de grâce de 4 ans. Le prêt vient à point nommé, d’autant plus que le marché énergétique marocain, caractérisé par une très forte croissance sur la demande électrique estimée à 9%, vit des moments de forte tension.
Une équation de l’offre et la demande de l’électricité non maîtrisée, et un marché international pétrolier très fluctuant. D’autant plus que la croissance nécessite annuellement de gros investissements, environ 10 milliards de DH pour la production, le transport et la distribution de l’électricité.
Le prêt de la Banque mondiale vise, entre autres, à soutenir le Maroc pour « définir une stratégie d’importation de produits énergétiques à long terme et à la libéralisation du marché local de l’électricité à haute tension », indique l’institution. Le sujet de la libéralisation est, une fois de plus, remis sur le tapis. L’annonce est quasi récurrente depuis le début 2001.
Le ministre de l’Energie avait annoncé, l’année dernière, 2007 comme date butoir. La libéralisation de ce secteur, dont les enjeux sont énormes, est en retard par rapport aux autres pays de la Région.
L’Algérie par exemple y est depuis 2002. Le gouvernement, qui a inscrit la réforme du secteur de l’énergie dans le calendrier des réformes structurelles prioritaires, s’oriente de plus en plus vers la diversification des sources d’approvisionnement.
Compétitivité
Dans un pays dépendant à 95% de l’extérieur pour ses besoins énergétiques, avec une part de 62% pour le pétrole, cette stratégie s’impose. La réduction des subventions budgétaires accordées par l’Etat aux produits pétroliers est d’ailleurs de plus en plus envisagée et la Banque mondiale compte bien l’appuyer.
Améliorer la compétitivité, la sécurité et la viabilité sont les maîtres mots de la réforme. Le gaz naturel, étant une alternative efficace, peu coûteuse et propre est néanmoins limité à moins de 3% dans le bouquet énergétique. Le gouvernement compte porter cette proportion à 20% à l’horizon 2012.
Celle du pétrole devrait ainsi être contenue à 46%. Quant aux énergies renouvelables, le pays se fixe pour objectif d’atteindre un taux de pénétration de l’éolienne de 20 % de la production électrique et de 10% dans le bouquet énergétique global en 2020. Un niveau important quand on sait que les énergies renouvelables ne représenteront, selon les spécialistes dans un avenir proche, même chez les pays détenant leur technologie, qu’une part très limitée dans le bilan énergétique. Rabat encourage également l’utilisation du solaire, de l’hydraulique, du thermique ainsi que de la biomasse.
L’Economiste - Amine Boushaba
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