Espagne : une Marocaine réclame justice pour le viol de sa fille

4 octobre 2021 - 22h40 - Espagne - Ecrit par : P. A

Bouchra Aoram, Marocaine dont la fille de 9 ans aurait subi des abus sexuels de la part de son beau-père en août 2020, est désespérée. Malgré les plaintes déposées au tribunal de première Instance d’Algésiras, elle n’a toujours pas obtenu justice pour ce crime odieux commis sur sa fille.

Bouchra Aomran a saisi en août dernier la justice d’une plainte contre le beau-père de sa fille de 9 ans qui l’aurait agressée sexuellement. Depuis lors, le tribunal de première instance d’Algésiras tarde à rendre son verdict. Pendant ce temps, la victime continue de subir les conséquences de cet acte. « Ma fille a très peur quand elle sort. La nuit, elle est terrifiée et fait des cauchemars », confie la jeune femme de 30 ans à Diario Area.

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Seule et sans aucune famille à Algésiras, Bouchra attend désespérément l’ouverture du procès du viol sur sa fille. Elle a déposé une plainte pour abus sexuel contre son beau-père le 15 août 2020, mais c’est pratiquement un an plus tard, précisément le 6 juillet 2021, que le juge a demandé qu’elle fasse l’objet d’un examen clinique. « Quatorze mois se sont écoulés sans que ma fille ne reçoive aucun traitement et le rapport médical n’est pas non plus transmis au tribunal », déplore-t-elle.

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Bouchra ne sait plus où donner de la tête avec sa fille, victime d’un côté, et son mari, le violeur de l’autre. « Cet homme l’a maltraitée pendant que je m’occupais de son fils, atteint d’un cancer, à l’hôpital. Ma fille souffre et cet agresseur est libre. Oui, il a une ordonnance restrictive, mais il mène une vie normale alors qu’il devrait être en prison », dénonce-t-elle.

« Je ne comprends pas pourquoi le procès prend autant de temps et pourquoi cet homme est toujours en liberté. Je ne vais pas m’arrêter tant que justice n’est pas rendue », insiste-t-elle. Le beau-père en question avait pourtant déjà été condamné pour d’autres abus sexuels sur mineure, indique la police dans son rapport.

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