Abaya : feuilleton de la rentrée scolaire en France

28 août 2023 - 17h00 - France - Ecrit par : S.A

Le port de l’abaya, une tenue ample féminine qui provoque la polémique en France, sera interdit dans les établissements scolaires dès la prochaine rentrée. Ainsi en a décidé Gabriel Attal, ministre de l’Éducation nationale.

Cette décision va entrer en vigueur dès la rentrée scolaire du 4 septembre. « J’ai décidé que l’abaya sera interdite dans les écoles et les bâtiments publics. J’ai décidé que l’abaya ne pourrait plus être portée dans les écoles », a déclaré dimanche à TF1 Gabriel Attal. Pour le ministre de l’Éducation nationale, il est inadmissible d’identifier la religion des élèves en entrant dans une classe. « Lorsque vous entrez dans une salle de classe, vous ne devriez pas pouvoir identifier la religion des élèves simplement en les regardant », a-t-il dit, ajoutant qu’il donnerait des règles claires au niveau national aux chefs d’établissements scolaires avant le début de la prochaine année scolaire.

À lire : France : la polémique abaya et qamis

Depuis des mois, le port de l’abaya dans les écoles françaises nourrit de vives polémiques au sein de la classe politique. Alors que les partis de droite appellent à son interdiction, les partis de gauche ont exprimé leur inquiétude quant aux droits des femmes et des jeunes filles musulmanes. « La laïcité, c’est la liberté de s’émanciper par l’école », a déclaré Gabriel Attal. Selon lui, l’abaya est « un geste religieux, destiné à tester la résistance de la République face au sanctuaire laïque que doit constituer l’école ».

À lire :L’abaya « n’est pas un signe religieux musulman », selon le CFCM

Le Conseil français du culte musulman (CFCM) ne partage pas cet avis. « Si vous allez dans certains magasins, vous trouvez des abayas. C’est une robe longue et ample à la fois. Ça n’a rien à voir (avec la religion) », a déclaré à BFM son vice-président, Abdallah Zekri, assurant que « l’abaya » n’était pas « une tenue religieuse » mais « une forme de mode ». Dans un communiqué publié en juin, l’organisation musulmane avait dénoncé le fait que l’abaya soit « présenté à tort par certains comme un signe religieux musulman » et précisé que cette tunique n’en est pas un.

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