
Cinq individus, âgés entre 22 et 46 ans, soupçonnés d’appartenir à l’organisation terroriste Daesh et de préparer des attentats contre des installations vitales et des institutions sécuritaires, ont été arrêtés par les forces de sécurité marocaines.
Le Maroc a renforcé les mesures de sécurité le long de ses frontières sud avec l’Algérie et la Mauritanie, depuis l’attaque terroriste sur le site gazier de Tiguentourine en Algérie à la mi-janvier. Le Maroc craint l’arrivée d’éléments d’AQMI en raison de l’offensive française en cours au Mali.
L’armée et les forces auxiliaires marocaines en faction aux frontières est du Maroc, ont elles aussi relevé le niveau d’alerte et multiplié les patrouilles terrestres et aériennes pour éviter l’intrusion de "terroristes" ayant fui Gao et Tombouctou. Ceux-ci se rapprochent des frontières algériennes et mauritaniennes, et pourraient ensuite se diriger vers le Maroc.
Le Royaume redoute des attaques après l’ouverture de son espace aérien aux Rafales français, et son soutien politique et diplomatique aux raids aériens français menés au nord du Mali, explique le quotidien Al Mounaâtaf.
Contrairement à l’Algérie et à la Mauritanie, le Maroc serait pour l’instant préservé d’attaques terroristes en raison du mur de défense érigé au Sahara dans les années ’80, pour repousser les attaques du Polisario. Cette ceinture de sécurité est gardée par 100.000 soldats et plusieurs unités d’intervention rapide.
Le Maroc aurait soutenu les raids aériens français au Mali en contrepartie d’un nouvel accord de pêche avec l’Union européenne, plus avantageux pour le pays. Cette position lui a valu d’âpres critiques des salafistes, parce qu’elle serait contraire aux préceptes de l’Islam.
Ces articles devraient vous intéresser :