
Les Marocains du monde ont transféré au Maroc près de 115,15 milliards de dirhams (MMDH) à fin décembre 2023, soit une hausse de 4 % par rapport à la même période de 2022 (110,72 MMDH), révèle l’Office des changes.
Les relations économiques bilatérales entre le Maroc et la France, déjà très privilégiées, continuent de se développer en marge de la dynamique euro-méditerranéenne et en dépit de l’ouverture du royaume à d’autres partenariats.
La France, ancienne puissance coloniale, est de loin le premier partenaire économique du Maroc, aussi bien pour les échanges commerciaux - malgré un tassement en 2002 -, que pour les flux financiers ou pour les investissements provenant de l’étranger.
Près du tiers des exportations marocaines, représentant plus de 2,6 milliards d’euros, a été destiné en 2002 au marché français. La même année, les importations en provenance de France se sont élevées à 2,5 milliards d’euros, soit 19,1% du total des achats extérieurs du royaume.
La France est aussi le premier investisseur étranger au Maroc, avec la présence de plus de 500 sociétés françaises, notamment des filiales de la plupart des grands groupes industriels, commerciaux et de services.
Le Maroc est par ailleurs le pays le plus aidé par la France dans le monde. Il bénéficie d’une aide publique estimée à 194 millions d’euros en 2002, dont 168 millions au titre l’Aide publique au développement et 24 millions via les programmes européens MEDA.
Avec près de 900.000 touristes recensés par an, les Français représentent par ailleurs quelque 37% du total des visiteurs étrangers du royaume, contribuant notablement à l’une de principales sources de devises du pays.
Le développement des relations économiques bilatérales entre les deux pays se poursuit malgré la poussée du multilatéralisme et l’importance croissante des négociations régionales, notamment dans le cadre de l’Union européenne.
Le Maroc s’efforce dans le même temps de diversifier ses partenariats économiques et prévoit notamment de conclure avec les Etats-Unis, avant la fin de l’année en cours, un accord de libre échange. Des responsables français avaient estimé, après l’annonce de ce projet en 2002, qu’un tel accord serait "incompatible" avec les développement des relations entre le Maroc et l’UE.
D’autres ouvertures de l’économie marocaine ont récemment été annoncées en direction de pays d’Afrique, du Proche Orient et d’Amérique du sud. Le développement d’une économie régionale maghrébine, en revanche, autour de l’Union du Maghreb Arabe (UMA), reste largement paralysé par le blocage politique maroco-algérien à propos de la question du Sahara.
Les efforts d’ouverture du Maroc vers de nouveaux marchés internationaux n’ont pas empêché l’apparition de nouveaux projets franco-marocains importants au cours des derniers mois.
Ceux-ci concernent aussi bien l’industrie, avec le récent rachat par Renault de 38% de la société marocaine de construction automobile SOMACA, que la réalisation de nouvelles infrastructures, avec notamment l’implication du groupe Bouygues dans la construction du futur port de Tanger-Méditerranée, sur le Détroit de Gibraltar.
La présence française continue de se renforcer également dans le secteur bancaire, avec le rachat annoncé de 20% du capital de la Banque Marocaine du Commerce extérieur par le groupe des Caisses d’Epargne) et dans l’alimentation avec le rachat des Brasseries du Maroc par le groupe Castel.
D’autres projets concernent enfin le tourisme, avec la construction d’un nouveau village pour le Club Med à Marrakech et le développement de la présence du groupe hôtelier Accor.
AFP
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