Maroc : derniers jours pour la régularisation fiscale des revenus

15 décembre 2024 - 21h00 - Economie - Ecrit par : S.A

Les contribuables marocains souhaitant mettre en conformité leurs revenus déclarés n’ont plus que quelques jours pour déposer leurs demandes de régularisation.

31 décembre 2024, dernier délai. C’est la date limite pour les personnes physiques souhaitant régulariser leurs revenus non justifiés et leur situation fiscale avec un taux d’imposition allégé dans le cadre d’une mesure exceptionnelle d’amnistie fiscale en vigueur du 1ᵉʳ janvier au 31 décembre 2024. Les contribuables peuvent mettre volontairement à jour leur situation fiscale. L’avantage de cette régularisation, c’est qu’ils ont la possibilité de déclarer les revenus non déclarés des années antérieures à 2024, tout en bénéficiant d’un prélèvement libératoire réduit, fixé au taux avantageux de 5 %.

À lire :Maroc : une amnistie bienvenue pour les entreprises

Une pénalité en cas de retard de régularisation s’imposera aux contribuables. Ils s’exposeront à une taxation d’office, atteignant 38 %. Cette mesure exceptionnelle avait été introduite par la loi de finances 2020 avant d’être renforcée par celle de 2024. La mesure concerne les avoirs liquides déposés dans des comptes bancaires ; les avoirs liquides détenus en monnaie fiduciaire sous forme de billets de banque ; les biens meubles ou immeubles acquis et non destinés à un usage professionnel et les avances en comptes courants d’associés, les comptes de l’exploitant et les prêts accordés à des tiers.

À lire :Impôt sur le revenu au Maroc : des vraies baisses en 2025 ?

Dès le 20 ou le 25 décembre, la direction générale des Impôts ne sera plus en mesure de traiter des demandes de régularisation, engorgée par l’afflux de dossiers de dernière minute, fait savoir une source à Médias24. Ainsi, la possibilité est offerte aux contribuables de régler le prélèvement de 5 % directement en banque avant la date butoir.

Bladi.net Google News Suivez bladi.net sur Google News

Bladi.net sur WhatsApp Suivez bladi.net sur WhatsApp

Sujets associés : Administration - Impôts - Direction générale des impôts (DGI) - Amnistie fiscale

Aller plus loin

Régularisation fiscale au Maroc : derniers jours avant les sanctions

La Direction Générale des Impôts (DGI) étend ses horaires d’ouverture pour faciliter la régularisation fiscale des contribuables avant la fin de l’année. Face à la demande...

Impôt sur le revenu au Maroc : des vraies baisses en 2025 ?

Le projet de loi de finances (PLF) 2025 prévoit de réviser à la baisse le barème de l’impôt sur le revenu (IR). Une mesure qui ne devrait pas avoir d’impact significatif sur les...

Maroc : une amnistie bienvenue pour les entreprises

La Direction générale des impôts (DGI) a annoncé la prorogation jusqu’à fin décembre du délai initialement fixé aux entreprises inactives pour régulariser leur situation fiscale.

Maroc : l’amnistie fiscale 2024 a rapporté gros à l’État

L’amnistie fiscale de 2024 au Maroc a rapporté plus de 100 milliards de dirhams. Un montant record qui reste à confirmer par les sources officielles.

Ces articles devraient vous intéresser :

La douane marocaine en alerte

Les services de contrôle central de l’administration générale des douanes et des impôts indirects en coordination avec les banques renforcent les opérations de surveillance aux points de passage frontaliers et des aéroports concernant les transactions...

Traque aux fraudeurs : les influenceurs marocains dans le collimateur du fisc

La direction générale des impôts (DGI) vient d’adresser une mise en demeure aux influenceurs possédant des biens ou recevant de l’argent de l’étranger, les invitant à les déclarer et à payer l’impôt correspondant.

Le fisc marocain en alerte

La lutte contre l’économie informelle reste le cheval de bataille de la Direction Générale des Impôts (DGI). Dans ce sens, celle-ci a adopté une nouvelle stratégie.

Maroc : la traque des avoirs cachés commence

L’administration fiscale marocaine va mener une opération de contrôle des avoirs dormant à domicile afin d’assurer une meilleure transparence financière et fiscale.

Cri d’alarme des enseignants marocains en France

Des professeurs de langue arabe et de culture marocaine, officiant à la Fondation Hassan II pour les Marocains résidant à l’étranger, dénoncent le retard dans le traitement de leurs demandes de « mise en disponibilité administrative ».

Maroc : Le secteur de la franchise en danger de mort

La fermeture en série des franchises dans les grandes villes du Maroc inquiète Mohamed el Fane, le président de la Fédération marocaine de la franchise (FMF). Il appelle l’État à soutenir ce secteur qui se meurt.

Écoles privées au Maroc : hausse des frais et colère des parents

Des écoles privées ont décidé d’augmenter les frais de scolarité à la prochaine rentrée au grand dam des parents d’élèves. Préoccupée, une députée du Parti du Progrès et du Socialisme (PPS) appelle le gouvernement d’Aziz Akhannouch à agir pour empêcher...

Maroc : bonne nouvelle pour les retraités

L’impôt sur le revenu applicable aux pensions de retraite connaîtra une révision à la baisse allant jusqu’à 70 %, a annoncé Nadia Fettah, la ministre de l’Économie et ses finances.

Maroc : mise en garde contre les constructions illégales

Abdelouafi Laftit, ministre de l’Intérieur, a apporté des clarifications au sujet des démolitions dans les zones côtières.

Maroc : voici les salaires dans la fonction publique

Le rapport sur les ressources humaines annexé au projet de Loi de Finances 2024 indique que le salaire mensuel net moyen dans la fonction publique marocaine a augmenté de 18,08 %, passant de 7 250 dirhams en 2013 à 8 561 dirhams en 2023.