
L’usine Saupiquet de Quimper, dernière conserverie de poisson de la région, fermera définitivement ses portes le vendredi 20 décembre. Elle pourrait retrouver une nouvelle jeunesse au Maroc.
A tort ou à raison, le manque de main-d’oeuvre qualifiée sur le marché hexagonal est de plus en plus souvent évoqué. Confronté à ce problème, OnePoint Technology a décidé de franchir la Méditerranée. Déjà présente en Chine et au Canada, cette SSII de plus de 200 collaborateurs a mené, en juin dernier, une campagne de recrutement au Maroc.
Durant une dizaine de jours, l’équipe RH a enchaîné 300 entretiens pour 1 800 CV reçus. Au final, une trentaine d’ingénieurs, de formation bac + 5, diplômés des grandes écoles du royaume chérifien (Enim, Ensias, Ecole Mohammedia) et justifiant de trois à dix ans d’expérience dans les nouvelles technologies (Java/J2EE, .Net), les PGI ou le support technique ont été recrutés pour travailler en France dès fin octobre.
« Par souci d’équité, les rémunérations proposées correspondent à la grille de salaires interne » , précise David Layani, directeur général de OnePoint. Pour réussir la mixité des équipes, les recrues seront intégrées dans des groupes spécialisés par domaines de compétences technologiques. « La diversité culturelle ne peut être que source d’émulation. » OnePoint n’est pas la seule SSII à jeter des ponts entre la France et le Maghreb. Ainsi, Acti « fait son marché » en Tunisie et au Maroc pour trouver des compétences mainframes.
01 Informatique - Xavier Biseul
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