Plus d’un an après sa disparition, Wissem est toujours introuvable

17 février 2021 - 09h30 - France - Ecrit par : S.A

Samira et Mahi Abdelaoui, les parents de Wissem n’ont toujours pas retrouvé leur fille disparue le 31 juillet 2019, et qui aurait pu souffler ses 18 bougies avec eux, le 13 février dernier. Malgré des recherches infructueuses dans l’Île-de-France, ils ne désespèrent pas.

Le 31 juillet 2019, la jeune fille alors âgée de 16 ans se rendait sur son lieu d’apprentissage à Villabé. Depuis ce jour, elle n’a plus donné signe de vie. L’alerte sur sa disparition est venue de son patron, qui avait noté son absence au poste. L’adolescente était attendue à Body minute. Selon les investigations, elle et un garçon résidant à Bezons, s’étaient vus le jour de sa disparition.

Toutes les tentatives et les recherches de ses parents, du Commissariat d’Argenteuil (Val-d’Oise), du Bureau des Policiers d’Evry-Courcouronnes pour la retrouver ont été jusque-là infructueuses. Les enquêteurs mènent désormais les investigations dans le secret. « L’enquête se déroule de façon minutieuse, explique Arash Derambarsh, l’avocat de Samira et de Mahi. La juge d’instruction est très impliquée et c’est un de ses dossiers prioritaires. » Bien que Wissem ait déjà atteint la majorité, elle figure toujours dans le fichier des personnes recherchées parce que cette affaire est entre les mains d’une juge d’instruction.

Des inconnus sont entrés en contact avec Samira, la mère de Wissem. En novembre dernier, elle reçoit un appel la nuit. L’interlocuteur lui donne une adresse où la jeune fille serait à Barbès, à Paris (18ᵉ). Sans vérifier l’information, Mahi, le père, se rend au lieu indiqué. « J’ai tourné de minuit à trois heures du matin », relate-t-il. Le lendemain, il y retourne avec un ami. Mais aucune trace de Wissem, rapporte Le Parisien. Le couple a reçu plusieurs appels du genre. Ce ne sont que de fausses pistes.

Samira et Mahi ne désespèrent pas pour autant. « On est obligés de tenir, insiste Samira. Pour nos deux autres enfants. Ça arrive dans certaines familles qu’à l’occasion d’une disparition, les gens se séparent. Ils se rejettent la faute. Nous, on garde l’espoir. Et je n’abandonnerai jamais Wissem. S’il faut aller à l’autre bout de la France pour la retrouver, j’irai. »

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