Baisse de 12% de la dette extérieure publique marocaine en 2003 à 14,3 mds USD

17 février 2004 - 23h39 - Economie - Ecrit par :

La dette extérieure publique du Maroc s’est établie en 2003 à 125,7 milliards de dirhams (14,3 milliards de dollars), en baisse de 12% par rapport à 2002, a indiqué lundi le ministère marocain des Finances.

Cette diminution est due à une "gestion active de la dette" et à l’impact de la dépréciation du dollar américain par rapport au dirham, selon un document du ministère distribué à la presse.

Le recours au marché financier international a permis de rembourser une partie de la dette extérieure tandis que 90 millions d’euros de la dette de Rabat envers Madrid ont été convertis en investissements publics et privés, selon les chiffres du ministère.

Le taux de croissance de l’économie marocaine s’est établi en 2003 à 5,5% contre 3,2% en 2002, a rappelé le ministre des Finances Fathallah Oualalou, lors d’une conférence de presse à Rabat. L’inflation a été limitée à un taux de 1,2%, a-t-il ajouté.

L’épargne nationale devrait se situer aux alentours de 26% du PIB "grâce essentiellement à la progression des transferts (financiers) des marocains résidant à l’étranger", a souligné le ministre. Ces transferts ont été de 34 milliards de dirhams en 2003, en progression de 7% par rapport à l’exercice écoulé.

"Notre pays dispose d’ores et déjà d’un cadre macro-économique sain susceptible de constituer un levier efficace pour la réalisation des objectifs" fixés par le gouvernement, a ajouté le ministre.

Les recettes touristiques se sont maintenues en 2003 à environ 29,3 milliards de dirhams (2,7 milliards d’euros), selon ces statistiques officielles, c’est-à-dire au même niveau que l’année précédente "malgré un contexte défavorable". "Ceci témoigne de la confiance dans la destination Maroc", commente le ministère dans la brochure distribuée.

Autre source importante de devises pour le royaume, les transferts financiers des Marocains résidant à l’étranger (MRE), en progression de 7,4%, ont atteint 34 milliards de dirhams (3,1 milliards d’euros) en 2003.

Les échanges commerciaux du Maroc se sont caractérisés en 2003 par une "augmentation modérée" (+4%) des importations et un recul des exportations de 3,6%, selon les chiffres du ministère.

Cette baisse des exportations est dûe notamment à l’incendie de la raffinerie Samir en 2003 et à la baisse de l’exportation des céphalopodes (poulpes, seiches et calmars), a expliqué M. Oualalou.

Les investissements et prêts privés étrangers, enfin, ont atteint 21,8 milliards de dirhams (environ 2 milliards d’euros) en 2003, grâce notamment à la privatisation de la Régie de Tabacs pour un montant de 14,1 milliards de dirhams.

Bladi.net Google News Suivez bladi.net sur Google News

Bladi.net sur WhatsApp Suivez bladi.net sur WhatsApp

Sujets associés : Politique économique - Prêt - PIB - Raffinerie Samir

Ces articles devraient vous intéresser :

Mondial 2030 : le vrai décollage économique pour le Maroc ?

L’organisation de la coupe du monde 2030 par le Maroc, le Portugal et l’Espagne, aura certainement un impact significatif sur le Produit intérieur brut (PIB) du Maroc qui pourrait se situer entre 3 et 5 %, affirme Zaki Lahbabi, DG de Transatlas Sport...

Les Marocains paieront plus cher la bonbonne de gaz

Comme décidé par le gouvernement, le prix de la bonbonne de gaz va augmenter dès l’année prochaine. Celle-ci devrait se poursuivre les années suivantes.

Le sport, pilier de l’économie marocaine

Au Maroc, le sport est un secteur d’activité très rentable et qui contribue significativement au PIB.

Economie marocaine : les prévisions du HCP pour 2025

Le Haut-commissariat au plan (HCP) a publié mercredi les principaux points du budget 2025. On y apprend entre autres que la croissance économique du royaume devrait s’établir à 3,8 % cette année.

La Banque mondiale analyse en détail le tourisme marocain

Le tourisme représente environ 7 % du PIB et génère plus de 500 000 emplois directs, soit environ 5 % de la population active marocaine. C’est ce qui ressort du dernier rapport de la banque mondiale sur la situation économique du Maroc.

Moody’s note l’économie marocaine

L’agence de notation internationale Moody’s Rating a confirmé vendredi la note Ba1 du Maroc, notant que les perspectives économiques du royaume « restent stables ».

Maroc : la croissance économique s’accélère

Le Maroc a enregistré une croissance économique de 4,1 % au quatrième trimestre 2023, contre 0,7 % au cours de la même période de 2022, révèle le Haut-commissariat au plan (HCP).

Les MRE dopent le marché immobilier

Malgré l’inflation et les crises successives de ces dernières années, le secteur immobilier marocain s’est redressé en 2024. Ceci, grâce notamment au programme d’aide directe au logement qui a connu un franc succès auprès des Marocains et de la...

Quand la rentrée scolaire pousse les Marocains à l’endettement

L’approche de la rentrée scolaire et la fin des vacances d’été riment souvent avec le recours aux prêts bancaires devant permettre aux parents marocains de subvenir aux besoins de leurs enfants. Et, les banques se livrent une concurrence très forte.

MRE : des milliards envoyés au Maroc !

Les transferts d’argent effectués par les Marocains résidant à l’étranger (MRE) contribuent non seulement de façon significative au PIB du Maroc, mais elles représentent aussi une véritable soupape de sécurité pour les familles.