
L’annulation par le roi Mohammed VI du rituel du sacrifice de l’Aïd Al-Adha ne fait pas que des heureux. Les « chennaqas » (intermédiaires et spéculateurs des secteurs de l’agriculture et de la pêche) se trouvent en difficulté.
L’ambassade du Maroc en France a organisé, mercredi, en collaboration avec le ministère de l’Agriculture, du Développement Rural et des Pêches Maritimes, la Sogeta, la Sodea et le MEDEF international (patronat français), une rencontre de présentation de l’appel d’offres international de concession du domaine agricole privé de l’Etat, sous l’intitulé "Partenariat public-privé Sodea-Sogeta".
Cette opération, lancée le 25 octobre dernier, s’inscrit dans le cadre des désengagements de l’Etat du secteur de la production agricole et vise une modernisation et une meilleure valorisation de ce secteur. Devant un parterre d’investisseurs français, banques, hommes d’affaires et chefs d’entreprises, l’ambassadeur Fathallah Sijilmassi a défini, dans une allocution d’ouverture, les objectifs de cette opération qui concerne 208 projets, 11 régions économiques et 24 provinces et couvre 56.000 hectares. Cette offre, a-t-il souligné, vise notamment la "modernisation" et la "rationalisation" de l’économie marocaine "pour la rendre plus compétitive". Sijilmassi a également mis l’accent sur l’importance de cette opération dans le développement et le renforcement du partenariat entre le Maroc et la France et le Maroc et l’Europe. "Nous sommes ensemble dans une compétition mondiale", a-t-il dit. Le président du directoire de la Sodea Ahmed Hajji a, pour sa part, exposé les conditions régissant cet appel d’offres, mettant l’accent sur la qualité des exploitations et des opportunités commerciales qu’elles représentent. Les offres de reprise seront examinées par une commission interministérielle, a-t-il par ailleurs précisé. Tout en indiquant que le choix se fera en fonction de quatre critères, à savoir les "références du soumissionnaires", la "cohérence du projet", les "créations d’emplois" et le plafond des "investissements proposés". Selon les investissements consentis, les candidats retenus signeront pour un partenariat sous forme de location de longue durée variant entre 17 et 40 ans, avec la possibilité de proroger la durée du contrat après accord des deux parties, a souligné Hajji. Et d’ajouter qu’une redevance annuelle est fixée par l’administration et révisable à la hausse tous les cinq ans au taux de 10%.
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