Cinq individus, âgés entre 22 et 46 ans, soupçonnés d’appartenir à l’organisation terroriste Daesh et de préparer des attentats contre des installations vitales et des institutions sécuritaires, ont été arrêtés par les forces de sécurité marocaines.
De lourdes condamnations infligées lors du procès des attentats de Casablanca, avec notamment quatre peines de mort, confirment la volonté des autorités marocaines de mener sans répit la guerre déclenchée contre l’intégrisme islamiste.
Ces peines capitales et de très lourdes peines de prison ont été prononcées dans la nuit de lundi à mardi par le tribunal de Casablanca, à l’issue d’un procès marathon où se trouvaient réunis 87 intégristes, tous membres présumés de la Salafia Jihadia, un mouvement accusé d’être derrière les cinq attentats qui ont fait 45 morts dont 12 kamikazes. Elles s’ajoutent aux dix condamnations à mort prononcées le 12 juillet dernier, dans un premier procès concernant des intégristes arrêtés avant les attentats du 16 mai, dans le cadre de diverses affaires de meurtre et d’agressions. Sur les 87 accusés, deux seulement ont bénéficié d’une relative clémence des juges, ayant été condamnés chacun à 10 mois de prison pour "dissimulation d’un criminel". Les condamnations à la prison à vie concernent pour la plupart des kamikazes "en réserve" qui se disposaient, selon l’accusation, à commettre des attentats-suicide dans diverses grandes villes du royaume, notamment des hauts-lieux touristiques comme Marrakech, Fès et Agadir. Les cinq attentats de casablanca, perpétrés le 16 mai au coeur de la capitale économique du maroc, avaient visé un hôtel et des restaurants fréquentés par des étrangers ainsi que des établissements juifs. Immédiatement après les cinq attaques-suicide du 16 mai, qui ont secoué le Maroc, une vaste enquête a été menée dans les milieux islamistes radicaux, dans toutes les régions du royaume. Au total, 634 personnes ont été arrêtées et déférées devant les tribunaux de Casablanca, Rabat, Fès, Taza. Dans un discours prononcé le 29 mai, le roi Mohammed VI du Maroc, qui commentait ces attentats, a notamment affirmé que "l’heure de la vérité a sonné", et annoncé la fin de "l’ère du laxisme".
AFP
Ces articles devraient vous intéresser :