Plus de deux millions d’ouvriers marocains gagnent moins de 2300 dh par mois

16 octobre 2013 - 20h50 - Economie - Ecrit par : Jalil Laaboudi

Plus de deux millions et demi d’ouvriers marocains touchent moins que le Smig "Salaire Minimum Interprofessionnel Garanti" (environ 2300 DH pour un volume de 44 heures par semaine). Plus de la moitié de cette catégorie socio-professionnelle travaillerait dans des conditions inhumaines pour un salaire inférieur au salaire minimum.

Le constat dressé par un rapport réalisé par l’Organisation Démocratique du Travail (ODT), estime à 80% la part d’ouvriers ne disposent pas de couverture sociale, ni d’indemnisation sur les accidents de travail et les maladies professionnelles, et encore moins d’une retraite.

La majorité de ces ouvriers travaillent pour des sociétés étrangères installées au Maroc, et ne respectant pas le code du travail du pays. Cette situation est une véritable "bombe à retardement", qui aura des répercussions graves sur la stabilité et la cohésion sociale, prévient l’"ODT".

"Ceci se passe au vu et au su du gouvernement Benkirane et le ministère de l’Emploi continue à fermer les yeux sur les dépassements et les violations des droits des travailleurs, commis par de grandes entreprises et des multinationales, principalement à Casablanca et Tanger", précise le même rapport.

Le rapport de l’Organisation Démocratique du Travail, nous apprend également que 40% des diplômés universitaires sont sans emploi, et que plus d’un million de marocains sont au chômage, estimant que la création de l’emploi réduirait le taux de pauvreté, la maladie, la délinquance et le crime.

Bladi.net Google News Suivez bladi.net sur Google News

Bladi.net sur WhatsApp Suivez bladi.net sur WhatsApp

Sujets associés : Immobilier - Gouvernement marocain - Ministère de l’Emploi et de la Formation professionnelle

Ces articles devraient vous intéresser :

Vers une meilleure protection des biens immobiliers des MRE au Maroc ?

Le groupe haraki à la Chambre des représentants œuvre pour le renforcement de la protection des biens des Marocains résidant à l’étranger (MRE).

Aide au logement : gros succès auprès des MRE

Des Marocains résidant à l’étranger (MRE) figurent parmi les 8 500 bénéficiaires du nouveau programme d’aide au logement lancé par le roi Mohammed VI en octobre dernier.

Maroc : des expropriations en série pour le TGV

Le gouvernement a décidé d’exproprier des dizaines de terres agricoles dans les provinces de Kénitra et d’Essaouira en vue de la construction de la Ligne à grande vitesse (LGV) reliant Marrakech à Kénitra.

Maroc : changement majeur chez Airbnb

La plateforme américaine Airbnb interdit désormais toutes les caméras de surveillance à l’intérieur des logements mis en location. Cette nouvelle règle entrera en vigueur en avril dans tous les pays, y compris le Maroc.

Immobilier au Maroc : voici ce que rapportent les contrôles fiscaux

Les contrôles fiscaux effectués par la direction générale des impôts (DGI), sous l’égide du ministère de l’Économie et des Finances sur les promoteurs immobiliers au cours des trois dernières années (2020-2023) ont rapporté gros.

L’inclusion des MRE à l’aide au logement passe mal

Les Marocains résidant à l’étranger (MRE) peuvent bénéficier de l’aide directe au logement au même titre que les Marocains résidant au Maroc, ce qui n’est pas du goût de bon nombre d’internautes. Certains d’entre eux n’hésitent pas à appeler à...

Le Maroc bat tous les records de fréquentation touristique en 2024

Le tourisme au Maroc se porte très bien. Pour preuve, le nombre de touristes étrangers ayant visité le royaume de janvier 2024 jusqu’en novembre dépasse les prévisions officielles.

Écoles privées au Maroc : hausse des frais et colère des parents

Des écoles privées ont décidé d’augmenter les frais de scolarité à la prochaine rentrée au grand dam des parents d’élèves. Préoccupée, une députée du Parti du Progrès et du Socialisme (PPS) appelle le gouvernement d’Aziz Akhannouch à agir pour empêcher...

Remaniement ministériel au Maroc : les noms qui circulent

Un remaniement ministériel s’annonce imminent. Qui sont ceux qui ne feront plus partie de l’équipe d’Aziz Akhannouch ou garderont leurs portefeuilles ?

Bonne nouvelle pour les salariés marocains

Les salariés marocains peuvent se frotter les mains. Des mesures fiscales qui leur sont favorables sont consignées dans le projet de loi de finances (PLF-2025).