"J’ai fait un tour d’horizon avec nos amis de la majorité sortante dont ceux de la Koutla démocratique : mes impressions sont bonnes et je suis optimiste", a déclaré El Fassi.
La majorité sortante regroupe l’Istiqlal, l’Union socialiste des forces populaires, le Parti du progrès et du socialisme, le Mouvement populaire et le Rassemblement national des indépendants.
Le Premier ministre nommé a estimé que "l’USFP participera au prochain gouvernement, dans l’intérêt du pays", ajoutant que les règlements de cette formation lui imposent de soumettre la décision finale à son conseil national.
Avec un record de 33 partis politiques en lice et un mode de scrutin de listes à la proportionnelle, aucun parti politique, même arrivé en tête des législatives, ne peut obtenir la majorité, et le vainqueur se trouve acculé à des alliances parfois inattendues pour gouverner.
El Fassi fera suivre ses premières concertations d’un second round la semaine prochaine. Lors du premier round, il n’a fait qu’écouter les points de vue des partis politiques et expliquer les priorités du prochain gouvernement.
Le Mouvement populaire s’est proposé à la présidence de la Chambre des représentants. El Fassi doit encore se concerter avec les chefs du Parti islamiste Justice et Développement puis avec ceux de l’Union constitutionnelle.
Les islamistes semblent éloigner l’hypothèse d’une participation au gouvernement. Leur chef Saâd Eddine Othmani a dit préférer l’opposition à une faible participation.