Blanchiment d’argent : le Maroc durcit son arsenal juridique

8 décembre 2021 - 14h40 - Economie - Ecrit par : P. A

Le Maroc durcit son arsenal juridique pour renforcer sa lutte contre le blanchiment d’argent. Le parlement vient d’adopter un amendement proposé par le gouvernement pour rendre obligatoire la déclaration des montants de plus de 100 000 dirhams aux postes-frontières.

Ces fonds comprennent les sommes en espèce et celles disponibles sur les cartes bancaires et tout autre moyen de paiement, fait savoir Aujourd’hui le Maroc, ajoutant que selon le ministère de l’Économie et des finances, cette nouvelle disposition n’aura aucun impact sur les investissements étrangers.

À lire : Le Maroc muscle son arsenal juridique contre le blanchiment d’argent

Une série d’autres amendements ont été aussi adoptés mardi par la commission des Finances, de la planification et du développement économique à la Chambre des représentants. Ils portent sur l’application d’un droit d’importation à un taux unifié de 2,5 % pour les matières premières utilisées dans le traitement du diabète, l’exonération des téléphones basiques et des téléviseurs 32 pouces de la Taxe intérieure de consommation (TIC) écologique, la baisse à 10 % de l’impôt sur le transport des personnes et des marchandises, l’exonération de la TVA sans droit à déduction sur les métaux de récupération et sur les intérêts des prêts accordés par les établissements de crédit aux étudiants de l’enseignement public ou privé.

À lire : Au Maroc, la lutte contre le blanchiment des capitaux se renforce

Désormais, les sociétés exerçant dans les zones d’accélération industrielle et les entreprises de services bénéficiant du régime fiscal spécial de la Casablanca Finance City, devront, en ce qui les concerne, s’acquitter de la contribution sociale de solidarité sur leurs bénéfices.

Bladi.net Google News Suivez bladi.net sur Google News

Bladi.net sur WhatsApp Suivez bladi.net sur WhatsApp

Sujets associés : Lois - Gouvernement marocain - Blanchiment d’argent - Parlement marocain

Aller plus loin

Au Maroc, la lutte contre le blanchiment des capitaux se renforce

Le Maroc renforce constamment sa lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme. Dernier acte en date : l’adoption en conseil de gouvernement du projet...

Blanchiment d’argent : le Maroc attend toujours la décision du GAFI

Le Groupe d’action financière (GAFI), organisme international de lutte contre le blanchiment d’argent a annoncé que la décision de faire sortir le Maroc de la liste grise n’est...

Le Maroc fixe de nouvelles règles pour les bureaux de change

L’office des changes a annoncé la publication d’une nouvelle circulaire relative aux obligations des bureaux de change en matière de vigilance et de veille interne, afin de...

Les bureaux de change sollicités pour contrer le blanchiment des capitaux

Le Maroc met en place une nouvelle stratégie de lutte contre le blanchiment des capitaux. L’office de changes met à contribution les bureaux de change.

Ces articles devraient vous intéresser :

Corruption au Maroc : des élus et entrepreneurs devant la justice

Au Maroc, plusieurs députés et élus locaux sont poursuivis devant la justice pour les infractions présumées de corruption et d’abus de pouvoir.

Maroc : du changement en vue pour l’impôt sur le revenu

Au Parlement, Fouzi Lekjaa, ministre délégué auprès du ministre de l’Économie et des Finances, chargé du Budget, a annoncé que le gouvernement d’Aziz Akhannouch prévoit d’engager une révision de l’impôt sur le revenu (IR) dans le prochain projet de loi...

Maroc : les parlementaires traqués

Au Maroc, le bureau de la Chambre des représentants renforce la traque contre les députés absentéistes en faisant installer des caméras de nouvelle génération dans l’enceinte de l’institution.

Immobilier au Maroc : ces logements fantômes qui aggravent la crise

De nombreux logements vacants sont recensés au Maroc. Le gouvernement d’Aziz Akhannouch travaille à trouver une solution à cette problématique.

Maroc : remaniement ministériel imminent

Le Chef du gouvernement marocain, Aziz Akhannouch, prévoit de réaménager son équipe. Certains ministres devraient perdre leurs postes.

Contenus choquants en ligne : Le Maroc veut sévir

La prolifération de contenus immoraux, futiles et offensants sur les réseaux sociaux préoccupe la société civile et les acteurs politiques, surtout les députés de l’opposition. Ceux-ci demandent des actions décisives pour lutter contre ce phénomène...

Maroc : ces ministres qui veulent quitter le gouvernement

Alors que de nombreuses rumeurs font état d’un remaniement, certains ministres sont impatients de quitter le navire d’Aziz Akhannouch pour diverses raisons. Qui sont ces membres du gouvernement ?

Grande opération de surveillance menée par la douane marocaine

La douane marocaine, en coordination avec la Direction générale de la Sûreté nationale (DGSN) et la Gendarmerie royale, s’évertue à déjouer toutes les tentatives de blanchiment d’argent à travers l’or dont les auteurs sont des Marocains et des...

Maroc : la retraite à 65 ans ?

Alors que les députés de l’opposition rejettent le projet du gouvernement d’Aziz Akhannouch de porter l’âge de la retraite à 65 ans, Younes Sekkouri, le ministre de l’Intégration économique, de la Microentreprise, de l’Emploi et des Compétences, dément...

Maroc : le parlement discute de la fiscalité des auto-entrepreneurs

Au Parlement marocain, des groupes de l’opposition ont proposé des amendements concernant le projet de loi de finances (PLF) pour l’année 2024 dont l’un vise à encourager l’engagement dans l’économie organisée et à améliorer l’attractivité du système...