
Le tourisme représente environ 7 % du PIB et génère plus de 500 000 emplois directs, soit environ 5 % de la population active marocaine. C’est ce qui ressort du dernier rapport de la banque mondiale sur la situation économique du Maroc.
La Banque Mondiale (BM) a rendu public vendredi à Rabat son "Mémorandum économique pays" relatif au Maroc, traitant de la "promotion de la croissance et de l’emploi par la diversification productive et la compétitivité".
Le Mémorandum Economique est le fruit d’un travail collectif, qui a bénéficié de l’apport d’experts de l’Université de Harvard, du Fonds monétaire international, et du Département du développement et de la recherche économique de la Banque mondiale.
Le Mémorandum économique pour le Maroc tente d’identifier les principales contraintes qui freinent la croissance et identifie quatre faiblesses des politiques économiques comme étant les contraintes majeures à la croissance.
• Un marché du travail rigide ;
• Une politique fiscale qui est une charge élevée sur les entreprises.
• Un régime de change qui ne favorise pas la compétitivité internationale.
Le rapport présente également trois défaillances du marché responsables de la faiblesse de la croissance et contribuant à réduire la compétitivité et à décourager l’innovation :
• Faiblesse d’information qui facilite le non respect des droits de propriété et réduit donc la rentabilité des investissements dans de nouvelles activités productives ;
• Faiblesse de coordination entre le secteur public et le secteur privé ;
• Faiblesse de la formation qui place le pays parmi ceux qui ont le plus bas niveau de formation dans les entreprises.
Le Mémorandum préconise aussi de poursuivre le programme de consolidation budgétaire en portant le déficit à 3% et le ratio de la dette publique à au moins 65% du PIB d’ici à 2008, de réduire les taxes portuaires et les prix des traversées du détroit de Gibraltar, de finaliser et de mettre en application le programme anti-corruption, d’adapter les financements "abondants et disponibles" aux PME et de développer un cadre contractuel entre le gouvernement, les universités et les centres de formation professionnelle.
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