
Le puissant séisme qui a touché le Maroc dans la nuit du vendredi 8 septembre, n’a pas causé que des dégâts humains et matériels. Il affecte durement l’économie du royaume, en plein essor depuis une dizaine d’années.
L’économie marocaine devrait continuer sur sa lancée pour enregistrer un taux de croissance supérieur à 3% en 2005 et en 2006, après avoir enregistré 3,5% en 2004 et 5,5% en 2003, indique le rapport annuel sur les économies du continent africain, édité en 2005 par le Centre de développement de l’OCDE, basé à Paris, et la Banque africaine de développement (BAD).
Ce rapport dévoilé lors d’une conférence de presse tenue mardi dans la capitale française, note que la performance de 2003 (une croissance de 5,5%) est d’autant plus appréciable qu’elle est intervenue dans un contexte de stabilité accrue du cadre macro-économique. En 2004, précise cette étude, l’inflation a pu être maîtrisée à 2,3%, le taux d’endettement extérieur a reculé de 4,5 points de pourcentage pour atteindre 31,7% du PIB, et le déficit budgétaire a été contenu dans des limites tolérables à 2,5% du PIB. Selon ce rapport, qui offre un panorama approfondi et comparatif de l’évolution économique, politique et sociale de 29 pays africains, les résultats encourageants enregistrés par le Royaume couronnent une série de réformes introduites par les autorités marocaines ces dernières années et axées sur la libéralisation de l’économie et l’amélioration de la compétitivité des entreprises. L’objectif poursuivi est d’amener l’économie marocaine sur une trajectoire de croissance plus soutenue et de nature à étayer l’action d’envergure engagée par le gouvernement marocain pour améliorer les conditions de vie et lutter contre les disparités sociales et régionales, note le rapport.
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