
Le budget du ministère marocain de la Défense atteint le niveau record de 124,7 milliards de dirhams (12,2 milliards de dollars). Et, les Forces armées royales (FAR) prévoient de conclure des accords records pour renforcer leurs capacités.
Le comité mixte franco-marocain de coopération en matière de sécurité s’est réuni à Paris pour la première fois le 26 avril 2002 sous la présidence de Patrice Bergougnoux, directeur général de la police nationale et de Charki Drais, directeur des affaires générales au ministère de l’intérieur marocain.
La création d’un comité mixte se réunissant annuellement et alternativement a été décidé par l’accord franco-marocain du 30 mai 2000, mis en vigueur le 1er mai 2001.
Les entretiens des deux délégations ont porté sur les échanges opérationnels et la coopération technique en matière de criminalité.
Echanges opérationnels
Pour lutter contre le trafic des stupéfiants, les deux délégations se sont engagées à unir leurs efforts par l’échange de renseignements opérationnels et l’échange d’informations sur les techniques de lutte, la formation des personnels.
Les entretiens portant sur la lutte anti-terroriste ont débouché sur une volonté commune de renforcer la coopération en matière d’informations, d’expériences, de documentation, de contacts et de visites ainsi que par la coopération technique et la formation.
La coopération technique
Les deux délégations ont défini les perspectives pour les années à venir en matière de coopération bilatérale et multilatérale.
Coopération bilatérale
Ont été passé en revue les différents aspects de la coopération technique en matière de sécurité, notamment les séminaires et actions de formations organisés conjointement par la DGSN (direction générale de la sûreté nationale) et la DGPN dans les domaines de la police technique et scientifique, la criminalité organisée, le trafic des stupéfiants, la délinquance économique et financière, la police de proximité, la recherche du renseignement et les courses et jeux.
Coopération multilatérale
La mise en place du financement d’un réseau de centres de communication opérationnels (CECO) a été entrepris par la partie française auprès des instances européennes. Le CECO aura pour vocation de centraliser la documentation et les renseignements sur les flux migratoires.
Ont reçu l’accord des deux délégations, les projets financés par le programme européen ODYSSEUS concernant l’échange d’expériences entre les fonctionnaires belges, espagnols, français et marocains spécialisés dans la lutte contre les filières sur la fraude documentaire ainsi que le projet sur le contrôle des frontières financé par le programme MEDA.
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