Dans son ouvrage titré « Soldados », le général à la retraite Juan Carlos Domingo Guerra assure que l’Espagne devrait se préparer pour faire face aux menaces venant du sud, notamment du Maroc qui revendique les villes autonomes de Sebta et Melilla.
Dans cette radiographie du monde militaire et de la défense en Espagne, l’ancien militaire évoque la persistance des prétentions du Maroc sur Sebta et Melilla. « Ce n’est qu’une question de temps avant qu’il ne tente de récupérer Sebta et Melilla, comme il l’a déjà fait avec le Sahara », prévient-il, dénonçant le fait que les deux villes « ne sont pas bien défendues » par les forces de sécurité et de défense espagnol qui comptent sur la solidarité des alliés de l’OTAN en cas d’attaque. Or, « celui qui dirige l’OTAN, les États-Unis, voit le Maroc comme un allié privilégié », fait-il remarquer.
À lire : « Le Maroc ne renoncera jamais à Ceuta et Melilla »
Juan Carlos Domingo Guerra analyse aussi dans son ouvrage les problèmes qui affectent les forces armées et les politiques de défense de l’Espagne. « Il nous faut un grand plan de défense intégrant une réorganisation des armées » et « un scénario économique qui s’inscrit dans les plans pluriannuels », a indiqué le général qui note une « désaffection », une « animosité » ou une « indifférence » envers les forces armées de la part de la société qu’elles servent. Pour cette raison, il relève qu’« il n’est pas facile d’être soldat dans une nation comme l’Espagne », rejetant la faute sur les politiciens.