
Un ressortissant marocain de 46 ans, résidant en France depuis 24 ans, a été expulsé en février dernier, suscitant l’émoi et soulevant des questions quant à l’application de la loi Darmanin sur l’immigration.
Le plan de retour volontaire des immigrés devrait être approuvé dès cette semaine par le conseil des ministres espagnol.
Le plan de retour prévoit le retour volontaire d’immigrés chômeurs en contrepartie d’une compensation financière équivalente à 40% de leur indemnité chômage en Espagne et le reste une fois qu’ils sont chez eux.
Les immigrés qui accepteront ce retour volontaire, devront renoncer à leur carte de séjour et attendre trois ans avant d’être autorisés à revenir pour vivre et travailler en Espagne. Au bout de 3 ans et si la conjoncture économique le permet, ils seront prioritaires pour l’obtention de contrats de travail.
Le Gouvernement socialiste estime que quelque 100.000 immigrés, pour la plupart en provenance du Maroc, l’Équateur et la Colombie seront concernés par cette mesure.
Le nombre des immigrés vivant en Espagne, pays qui a enregistré une forte croissance économique, a explosé ces dix dernières années, passant de 500.000 en 1996 à environ 4,5 millions de personnes sur 45 millions d’habitants.
L’Espagne connaît depuis quelques mois un brusque ralentissement économique et les métiers du bâtiment et des services, premiers employeurs de la main-d’oeuvre immigrée, sont les plus touchés par la crise.
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