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Casablanca : la démolition des maisons déclenche la colère des riverains
Les résidents de l’avenue Royale et de la vieille médina de Casablanca, protestent contre les opérations de démolition en cours.
Les autorités locales affichent leur ferme volonté de préserver l’intégrité du littoral. Après Aourir, Tamghart, Imsouane, Taghazout et Aghroud, les opérations de démolition de plusieurs cafés et établissements touristiques bâtis illégalement sur le domaine public maritime avec la complicité d’anciens responsables locaux se poursuivent sur plusieurs plages d’Agadir Ida-Outanane.
Jeudi, les autorités locales ont procédé à la démolition de cafés et restaurants érigés illégalement sur le domaine public maritime, plus précisément sur la plage d’Imi Ouaddar, au nord d’Agadir. Ces bâtisses, transformées en cafés, restaurants et maisons d’hôtes rapportaient des revenus substantiels à leurs propriétaires durant la saison estivale. Elles auraient été appropriées avec la complicité d’anciens responsables locaux et de certains auxiliaires de l’autorité, croit savoir le quotidien Al Akhbar. Cette campagne se poursuivra afin de démolir les nombreuses constructions anarchiques établies sans autorisation sur le littoral, fait savoir un responsable local.
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Récemment, plusieurs bâtiments illégaux ont été démolis dans la commune balnéaire d’Aourir, situés sur le domaine public maritime, dans le cadre d’une série de campagnes similaires menées ces derniers mois sur les plages de plusieurs communes des provinces d’Agadir et de Chtouka Aït Baha. Quatre villas appartenant à une société touristique dans la région de Taghazout ont été complètement rasées. Il est reproché à leur propriétaire d’avoir ajouté, sans autorisation, des chambres supplémentaires. Une autre société n’a pas été épargnée. Elle a aménagé illégalement des espaces dans les caves de 24 villas situées dans la nouvelle station balnéaire de Taghazout.
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Les autorités locales ont également ordonné de bâtiments construits sans autorisation sur le domaine public maritime à Imi Ouaddar par une société de promotion immobilière. Il est reproché aux propriétaires d’avoir non seulement dépassé les limites de hauteur autorisées en ajoutant un étage à deux pavillons et un niveau supplémentaire en sous-sol, mais ils avaient également modifié les façades de ce complexe.
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