
Sur Facebook, de nombreux internautes marocains et des spécialistes des relations maroco-européennes affichent leur satisfaction après la décision de la Cour de justice annulant les accords de pêche entre l’Union européenne (UE) et le Maroc.
Le nouveau round autour de la libéralisation du commerce des services et du droit d’établissement est pour cette semaine. Cette nouvelle phase, qui avait été programmée lors de la sixième conférence Euromed des ministres du Commerce (Lisbonne, 2007), se concentrera essentiellement sur des négociations entre l’UE et d’autres pays méditerranéens, dont le Maroc. Les autres pays arabes concernés sont l’Egypte, la Jordanie, le Liban, et la Tunisie.
Une commission interministérielle s’est réunie le 23 juin dernier, sous la présidence d’Abdellatif Maazouz, ministre du Commerce extérieur. L’objectif était de mettre en place un dispositif de préparation articulé autour de plusieurs actions. L’une d’elles et pas des moindres est la vulgarisation de l’information se rapportant aux négociations des services, ainsi que l’élaboration d’un état des lieux des secteurs concernés. Ce travail serait à même d’identifier les forces et faiblesses du programme, ainsi que les mesures d’accompagnement pouvant bénéficier aux entreprises nationales. Ces mesures devraient permettre à celles-ci de mieux profiter de l’accès préférentiel sur le marché européen. En outre, cette phase préliminaire devrait faciliter la gestion des risques d’ouverture du marché local en faveur des entreprises européennes. Les réunions concernant le premier round de concertations ont commencé courant juillet dernier et se sont poursuivies jusqu’au début de septembre.
Dans le cadre de ces négociations, le Royaume a déjà de l’avance, puisqu’une première phase bilatérale a déjà eu lieu le 4 février dernier à Bruxelles. Le but était dès lors de se concerter pour l’organisation du processus des négociations, ainsi que de l’échange d’informations sur le niveau de libéralisation dans les différents secteurs, que ce soit au Maroc ou à l’UE.
A noter que les conditions d’investissement ont été également à l’ordre du jour. Une seconde phase a eu lieu les 5 et 6 mai dernier à Rabat, pendant laquelle les parties ont passé au crible le protocole régional, avant d’adopter les objectifs pour les négociations et de convenir d’un processus d’échange d’informations via visioconférence.
L’objectif était de soumettre les premières offres au début de la première semaine d’octobre 2008. Mais il semblerait que le projet ait du retard. « Nous sommes en phase de préparation des offres de part et d’autre. Cela demande la consultation d’une gamme assez large de secteurs. Nous espérons un échange des offres vers la fin de l’année », souligne Jérôme Cassiers, conseiller à la délégation de la Commission européenne au Maroc.
Services concernés
Les services concernés par les réunions sont assez variés : les services de communication et de commerce électronique, d’informatique et services connexes, de transport, de construction, d’ingénierie, d’immobilier d’architecture, d’essais et d’analyses techniques.
Autres services, ceux relatifs aux services d’éducation et de R&D, de distribution et d’environnement, ceux gravitant autour du tourisme et des voyages récréatifs et sportifs, ainsi que ceux annexes à l’agriculture, sans oublier les services financiers.
Source : L’Economiste - A. B.
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