
La compagnie aérienne nationale Royal Air Maroc (RAM) entend offrir à l’Européen Airbus l’opportunité de bénéficier d’une part de l’appel d’offres qu’elle a lancé en avril dernier pour l’acquisition de 200 nouveaux avions.
La nouvelle compagnie low cost de la Royal Air Maroc focalise l’attention ces dernières semaines. Et si le lancement a été initialement prévu pour juin 2004, il est d’ores et déjà question d’un report éventuel. "En juin, seul le transfert de l’activité charter de RAM devrait être effectué.
L’activité low cost a de fortes chances d’être reportée au mois d’octobre", indique une source proche du dossier. Aucune information à ce sujet n’a cependant été officiellement confirmée. Les responsables à la RAM attendent de finaliser le dossier pour en communiquer le contenu. A l’instar de nombreuses compagnies aériennes à travers le monde et pour répondre aux besoins en matière de transport dans le cadre de la stratégie touristique du pays, le gouvernement marocain a opté pour la création d’une compagnie de type low cost. Elle fonctionnera selon les critères internationaux : vols réguliers tout au long de l’année et services minimaux, pour des prix minimaux. La phase de démarrage, qui doit durer jusqu’au mois d’octobre, s’effectuera avec trois appareils. Ce sera probablement des appareils de type Boeing 737 400. De trois, le nombre d’avions devra être porté à six ou sept, une fois la vitesse de croisière atteinte. Le nom est encore tenu sous le sceau du secret par les responsables du projet. Mais il serait question de l’appeler M@Jet. Les concepteurs se sont donc inspirés du nom de Easy Jet, la célèbre compagnie low cost londonienne qui bouleverse le marché aérien européen grâce à ses prix défiant toute concurrence. Si cette identité est définitivement adoptée, elle transmettra l’image d’un Maroc moderne, en phase avec les avancées technologiques (le @ renvoie à l’Internet). Elle aura également pour charge la gestion de l’activité charter de RAM. C’est d’ailleurs cette seule activité dont se chargera la nouvelle compagnie, si le business plan n’est pas totalement finalisé avant le mois de juin. Ce qui représente pas moins d’un million de personnes transportées dès son lancement.
Précisons que l’activité charter répond à un besoin ponctuel exprimé à un moment donné. Elle n’est donc ni régulière ni continue, contrairement au low cost. C’est principalement le sud de l’Europe, et particulièrement celui de la France, qui sera desservi. C’est du moins ce qu’a déclaré Mohamed Berrada, président de la RAM, lors d’une conférence animée en fin de semaine dernière à Aix-en-Provence. Les capitales européennes ne seraient donc pas intégrées dans le programme. Le staff de la compagnie a pour sa part déjà été constitué.
L’économiste
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