
Au Maroc, des ingénieurs et autres consultants en informatique ont trouvé la formule pour échapper au fisc. Ils proposent de manière informelle leurs services aux grandes entreprises qui les paient via des intermédiaires.
Pas de trêve pour le secteur des télécommunications au Maroc. 2006 a été une autre année de croissance et le marché est toujours sur un trend haussier.
En effet, à 399.723 branchés sur la toile, Internet a pratiquement doublé le nombre de ses fidèles, soit une performance de 52,4 % par rapport à 2005. Le taux de pénétration, quant à lui, s’établit à 1,34% contre 0,88% à fin 2005.
C’est ce qui a été annoncé par l’Agence nationale de la réglementation des télécommunications (ANRT), lors de son conseil d’administration qui a eu lieu mercredi 24 janvier, sous la présidence de Driss Jettou. Le mobile a également enregistré une ascension considérable. Le nombre des abonnés a atteint quelque 16.004.731 personnes, soit une progression de 29% en comparaison avec l’année précédente.
En revanche, le fixe a accusé une baisse de 5,6%. Le nombre d’abonnés a reculé à seulement 1.266.119 personnes. Par ailleurs, le taux de pénétration (nombre d’abonnés fixe et mobile pour 100 habitants) s’est établi à 57,78%, enregistrant une évolution de l’ordre de 12 points par rapport à 2005.
Le développement du marché est également favorisé par celui des services à valeur ajoutée et des centres d’appels. Les déclarations des services à valeur ajoutée dépassent 12.000 et le nombre de centres d’appel est estimé à 235, dont les deux tiers sont déjà actifs.
Cette ascension pour le moins fulgurante des télécommunications se traduit par une progression du chiffre d’affaires.
En 2005, ce dernier avait atteint 35 milliards de dirhams (MMDH), contre 10 MMDH en 1998, contribuant ainsi à hauteur de 6,7% au PIB national. La dynamique du secteur a favorisé la création de milliers de micro entreprises : 11.000 cybercafés et 46.000 téléboutiques, ce qui représente plus de 75.000 emplois.
Ces avancées positives devraient se poursuivre au-delà de 2012, estime l’ANRT. L’arrivée du troisième opérateur sur le marché boostera probablement le secteur.
Le conseil d’administration a été l’occasion de présenter les points relatifs au budget de l’agence au titre de l’exercice 2007. Mohamed Benchaaboun, directeur général de l’agence, a indiqué que ce budget, qui a été d’ailleurs approuvé par les membres et dont l’agence ne tient pas à communiquer le montant, inclut notamment l’augmentation des effectifs de l’INPT (Institut national des postes et télécommunications), dans le cadre de l’initiative gouvernementale des 10.000 ingénieurs.
Ce projet de budget intègre également la participation financière de l’ANRT au niveau du Groupement d’intérêt économique (GIE) (Galiléo Morocco Group), le recrutement de son directeur, l’hébergement/ domiciliation du GIE au sein de l’INPT, avant son installation définitive au Soft Center prévu dans le cadre du programme Technolopolis de Rabat.
Rappelons que Galiléo est le système européen de positionnement et de navigation par satellite (équivalent du GPS américain). Ce système permettra à notre pays de compter parmi les pays producteurs de nouvelles technologies et d’applications à très forte valeur ajoutée dans le domaine du positionnement et de la navigation par satellites.
Les nouveaux chiffres du secteur
• Téléphonie mobile : 16.004.731 abonnés (plus 29%)
• Téléphonie fixe : 1.266.119 abonnés (moins 5,6%)
• Internet : 399.723 abonnés (plus 52,4 %).
Qualité des services
Le bilan de la mise en oeuvre de la libéralisation et des leviers de régulation, ainsi que de l’ensemble des mesures mises en place pour accompagner les nouveaux entrants et assurer la pratique d’une concurrence saine et loyale par les différents acteurs de télécommunications, a été présenté aux membres du conseil d’administration.
En 2006, l’agence a pris un certain nombre de décisions et a engagé des processus de concertation auprès des opérateurs.
Il s’agit, entre autres, de la détermination des marchés particuliers des télécommunications,de la désignation des opérateurs, de la mise en oeuvre de la portabilité des numéros, de l’adoption des tarifs pour le dégroupage partiel de la boucle locale, de la mise en œuvre de la sélection des transporteurs, du réaménagement du spectre des fréquences et du suivi de la qualité des services (GSM, ADSL).
Le Matin - Mohamed Akisra
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