
Quatre personnes auraient été tuées ces derniers jours par des drones marocains au Sahara, selon des médias proches du Polisario.
Le président Abdelaziz Bouteflika a affirmé mercredi à Alger "la disponibilité de l’Algérie à refonder (ses) relations" avec le Maroc "tout en mettant de côté certaines questions sur lesquelles les Nations unies trancheront".
Le président algérien, intervenant lors d’un dîner offert en l’honneur du président Pakistanais Pervez Musharraf en visite d’Etat en Algérie, faisait ainsi allusion à la question du Sahara, occupé par le Maroc, et pomme de discorde entre Rabat et Alger.
L’Algérie est "disposée à édifier le Grand maghreb arabe au bénéfice de tous", a ajouté le président algérien.
"Je vois en vous (M. Musharraf) un messager de la paix, c’est pourquoi je vous demande de transmettre un message de paix a nos frères au Maroc envers lesquels nous témoignons amitié et fidélité", a ajouté M. Bouteflika
M. Musharraf doit se rendre jeudi au Maroc, dans le cadre d’une tournée maghrébine commencée en Tunisie.
La question du Sahara est à la base des difficultés de l’UMA (Algérie, Libye, Maroc, Mauritanie et Tunisie) qui n’a pu tenir un sommet depuis 1994.
Un sommet prévu en juin 2002 à Alger avait été reporté sine die en raison de l’absence du Maroc qui reproche à Alger son soutien au mouvement indépendantiste du Polisario revendiquant le Sahara.
La frontière terrestre entre le Maroc et l’Algérie est fermée depuis août 1994. La fermeture avait été décidée par Alger après que Rabat eut accusé les services secrets algériens d’être impliqués dans un attentat d’islamistes perpétré dans un hôtel de Marrakech et imposé un visa aux algériens.
MAP
Ces articles devraient vous intéresser :