
Eurostat, institution relevant de la Commission européenne chargée de produire et diffuser des statistiques communautaires, a dévoilé le nombre de Marocains ayant obtenu les permis de travail temporaire en 2023.
La sous-ministre adjointe à l’Immigration au Québec, Mme Maryse Alcindor, entame mercredi une mission de 10 jours au Maroc, avec l’objectif de "mieux informer" ceux qui désirent émigrer au Québec sur le processus d’immigration de cette province canadienne. Mme Alcindor estime nécessaire de mettre à la disposition des candidats à l’immigration une "information fiable pour les aider à réaliser leur projet".
Cette mission, à caractère administratif, doit aussi permettre à la responsable québécoise de s’enquérir à Rabat des efforts déployés par son ministère en vue d’accélérer le traitement des demandes d’immigration accumulées au cours des dernières années.
Quelque 19.000 dossiers provenant des pays du Maghreb sont en attente de traitement et le gouvernement du Québec entend les traiter d’ici deux ans au maximum, selon Mme Alcindor, qui a expliqué que le Maghreb restera, pour les deux prochaines années, parmi les principaux bassins où le Québec recrutera ses immigrants.
Il y a quelques mois, la ministre des Relations avec les citoyens et de l’Immigration, Mme Michelle Courchesne, avait promis de ne renvoyer aucune demande "déjà reçue" à son expéditeur.
Elle avait aussi demandé le maintien des niveaux pour la région du Maghreb. Pour les deux prochaines années, les Maghrébins représenteront donc entre 30 à 35% des quelque 40.000 nouveaux arrivants que la province compte accueillir annuellement, selon Mme Courchesne. La province francophone vient de modifier, en juin dernier, sa loi sur l’immigration pour permettre notamment d’établir les niveaux par bassin géographique dans le plan annuel présentant les orientations du gouvernement en matière d’immigration.
La loi modifiée que l’opposition a décriée pour y avoir vu une "introduction de quotas", est présentée par le gouvernement libéral de M. Charest comme étant un "outil de transparence" qui va permettre de gérer la réception des demandes "pour ne pas être à la merci de l’offre", soutient Mme Alcindor.
Lors de sa mission au Maroc, la sous-ministre adjointe à l’Immigration au Québec compte aussi mener une action médiatique dans l’objectif de contrecarrer les campagnes de publicité des consultants en immigration. Les autorités québécoises soulignent que le recours aux services de ces intermédiaires "ne garantit d’aucune façon l’accélération ou l’acceptation des demandes".
Autrement dit, une demande envoyée par le biais d’un consultant ou d’un avocat ne peut prétendre à un traitement prioritaire. "Toutes les demandes soumises aux autorités québécoises sont traitées selon les mêmes critères pour tous les candidats", selon des documents électroniques d’Immigration Québec.
Le site Internet officiel du ministère québécois en charge de de l’Immigration (www.immigration-quebec.ca/maghreb), offre la possibilité aux requérants d’effectuer les démarches nécessaires, à commencer par celle permettant au candidat de savoir s’il répond aux exigences et critères de sélection du gouvernement du Québec, jusqu’à l’obtention du Certificat de sélection du Québec (CSQ).
Après l’obtention du CSQ, le candidat doit faire sa demande de visa de résidence permanente auprès de l’ambassade du Canada. Comme l’immigration québécoise dépend à la fois des lois fédérales et de celles de la province, le visa d’immigration est délivré par le gouvernement fédéral après l’évaluation du dossier médical du candidat et le contrôle de sécurité.
Le Québec (7, 5 millions habitants sur 31,7 millions de Canadiens), a reçu en 2003 quelque 39.500 nouveaux immigrants dont 3.125 provenant du Maroc (2ème rang après la Chine et avant la France) et 2.882 de l’Algérie. Les deux pays représentent plus que 15% de l’effectif reçu.
Libération
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