
Le gouvernement marocain s’apprête à modifier le Code de la famille ou Moudawana pour promouvoir une égalité entre l’homme et la femme et davantage garantir les droits des femmes et des enfants.
La famille d’un ouvrier marocain décédé, le 23 janvier dernier suite à un accident de travail à Vitoria, a demandé l’ouverture d’une enquête judiciaire pour faire la lumière sur ce drame. Said Dakoun avait chuté, le 20 janvier dernier, d’une hauteur de 7 mètres, alors qu’il nettoyait les gouttières d’une entreprise de Vitoria.
Blessé grièvement, il est décédé trois jours plus tard dans un hôpital local. Sa famille a chargé un avocat pour demander formellement à la justice d’enquêter sur ce drame, après que son employeur ait nié avoir ordonné un tel travail de nettoyage.
Elle veut aussi que la justice détermine s’il y a une éventuelle responsabilité pénale dans le tragique accident. L’employeur a aussi fait savoir que Dakoun ne devait pas travailler le samedi et que le travail de nettoyage des gouttières était du ressort d’une troisième société avec laquelle il n’avait aucun rapport.
Face à la confusion qui a entouré dès le début les circonstances de cet accident, les syndicats locaux avaient organisé des manifestations de protestation contre le laxisme des autorités, qui n’ont pas pu définir les responsabilités, 10 jours après le drame.
Les représentants syndicaux, qui avaient notamment dénoncé la ’’vulnérabilité’’ des travailleurs immigrés, ont soupçonné l’existence d’une ’’irrégularité’’ dans le travail que devait faire Dakoun au moment de l’accident. Said Dakoun, marié et père de deux enfants en bas âge, était établi depuis plusieurs années au Pays Basque.
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