
Une cyberattaque de grande ampleur est en cours. Depuis le mois dernier, 2,8 millions d’adresses IP provenant de divers pays dont le Maroc, tentent de forcer des périphériques réseau.
« Casablanca, ville connectée » est le thème de la conférence organisée par la wilaya du Grand Casablanca, mercredi 26 avril, en partenariat avec l’Agence nationale de réglementation des télécommunications (ANRT). Le conférencier, Jean-Claude Beauchemin, ingénieur centralien et élu à la mairie de Bordeaux, est responsable de la mise en place du réseau câblé à l’agglomération bordelaise.
Ainsi, il s’agit pour les responsables de la métropole de tirer profit de l’expérience de cette ville, jumelée à Casablanca depuis plusieurs années déjà. C’est pourquoi, décideurs, élus et opérateurs de télécommunications étaient présents en force.
L’objectif aussi est de booster le projet de développement du secteur des télécommunications. Un projet qui s’attèle à la confection, en parfaite collaboration avec l’ANRT, d’un cahier des charges fixant les droits et les obligations des opérateurs surtout par rapport à la préservation de la qualité des espaces de la ville (en cas de travaux de creusement…). L’autre centre d’intérêt pour les responsables casablancais est la préparation des termes de référence d’une étude sur l’architecture cible du Grand Casablanca, financée par les opérateurs de télécommunications.
Un autre axe du projet se place au niveau de la sensibilisation et de la moralisation sur la sécurité informatique. Ce ne sont pas de vains mots. Une fiche destinée à l’internaute est en phase finale. Quant à la fixation des obligations des opérateurs en matière d’occupation du domaine public, un cahier des charges-type a été conçu par les services de la ville. C’est à l’ANRT de le peaufiner pour un meilleur équilibre dans l’occupation du domaine public à des fins de télécommunication.
A titre d’exemple, en France, une loi sur le numérique rend les collectivités locales compétentes en matière d’installation de réseaux et de leur exploitation. Certes la collectivité peut faire appel à l’expertise privée soit par voie de délégation de service public, soit par le bais de partenariats public/privé ou tout simplement dans le cadre des procédures des marchés publics.
La loi a permis aux communes d’investir ce domaine pour mettre fin aux « zones blanches ». « C’est là où l’opérateur privé de télécommunications ne veut pas intervenir faute de rentabilité financière.
La collectivité est tenue d’intervenir pour assurer la couverture de la zone et pour pallier l’insuffisance de l’initiative privée », explique Beauchemin. Mais encore faut-il avoir des opérateurs locaux qui prendront en charge et la mise en place de réseaux et leur exploitation. En France, les communes se sont déjà lancées dans l’exploration de ce nouveau domaine.
Presque 43 millions d’euros ont été investis et 200 kilomètres de fibres optiques installées par collectivité (commune, département ou région).
Documents en ligne
Certes, Casablanca n’en est pas encore à ce stade. Mais pour rendre la ville connectée, il faut d’abord servir ses citoyens en ligne. Mouâd El Jamaï, gouverneur et secrétaire général de la wilaya, affirme que « la livraison de certains nombres de documents on line comme le certificat de résidence ou autre est en train d’être finalisée ».
L’Economiste - Ali Jafry
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