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Maroc : les prix des carburants repartent à la hausse
Au Maroc, les automobilistes font face à une augmentation des prix des carburants en ce début du mois de février.
Face à la hausse continue des prix à la pompe, le Syndicat national du pétrole et du gaz, affilié à la Confédération démocratique du travail (CDT) appelle les autorités à prendre leurs responsabilités et à revenir à la régulation des prix.
La hausse des prix des carburants au Maroc n’est pas due à l’augmentation des prix à l’international, affirme le syndicat dans un communiqué, expliquant que cette hausse record est la conséquence de la suppression des subventions de la caisse de compensation, de la libéralisation des prix, de l’augmentation des marges bénéficiaires des distributeurs (plus de trois fois), de l’augmentation des marges de raffinage et de la pression fiscale (plus de 3,5 dirhams pour le gasoil et 4,8 dirhams pour l’essence).
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Le syndicat national du pétrole et du gaz tient pour responsable de cette situation le Conseil de la concurrence qui selon lui, n’a pas joué son rôle dans cette crise. Il reproche à l’institution d’outrepasser ses prérogatives et de s’écarter de sa mission de veiller à l’application stricte de la loi sur la concurrence, de la liberté des prix et de la protection du consommateur.
Selon le syndicat, l’augmentation des marges bénéficiaires des acteurs après la libéralisation intervenue fin 2015, est l’une des causes de la hausse des prix des carburants. Cette situation a profité aux distributeurs de carburants qui ont réalisé de bons chiffres d’affaires. Les chiffres de la commission d’enquête parlementaire de 2018 parlent de 17 milliards de dirhams de profits. Le syndicat estime à près de 80 milliards de dirhams ces profits à fin 2024.
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Face à cette hausse des prix qui affecte le pouvoir d’achat des consommateurs, le syndicat invite le gouvernement à mettre fin à la libéralisation et à revenir à une régulation. Cette solution implique aussi « la reprise du raffinage du pétrole à la raffinerie Samir, l’allègement de la pression fiscale, l’unification de la taxe entre le gasoil et l’essence, et la création d’une Agence nationale de régulation de l’ensemble du secteur énergétique au Maroc ».
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