Amnesty : La section marocaine met en garde contre les dépassements

27 juin 2005 - 21h47 - Maroc - Ecrit par :

La section marocaine d’Amnesty International met en garde contre tout dépassement en matière de droits de l’homme et les dangers du nouvel ordre du jour mondial, sous couvert de la lutte contre le terrorisme, tout en déplorant la montée en flèche du nombre des victimes de la torture et des mauvais traitements dans le monde.

Lors d’une rencontre avec la presse tenue lundi à Rabat à l’occasion de la publication du rapport annuel 2005 d’Amnesty International, les dirigeants de la section Maroc estiment que le nouvel ordre du jour mondial, a fait en 2004, d’innombrables laissés-pour-compte, victimes des crises humanitaires et des conflits oubliés, comme dans le cas du Darfour au Soudan, de la Palestine, de la Tchétchénie, de l’Irak, de Haïti, de la Colombie ou de la République Démocratique du Congo. Le président de la section marocaine d’Amnesty International, Mohamed Sektaoui a fait état des nombreux conflits et foyers de tension qui continuent à faire des centaines de milliers de tués ou blessés, de victimes de la torture physique ou de viols et autres abus sexuels parmi les femmes et les enfants, des millions de sans abri en plus d’un milliard de personnes qui vivent en dessous du seuil de la pauvreté dans le monde. Pour le cas du Maroc qui figure parmi les 149 pays ayant été inclus dans le rapport 2005 de l’organisation internationale, Sektaoui a relevé avec satisfaction les grands pas franchis par le Royaume particulièrement dans le domaine des droits de la femme avec l’adoption récemment du nouveau code de la famille qui confère à la gente féminine de nombreux droits dont elle était privée, et consacre l’égalité des époux au sein de la famille.

Map - L’Economiste

Bladi.net Google News Suivez bladi.net sur Google News

Bladi.net sur WhatsApp Suivez bladi.net sur WhatsApp

Sujets associés : Droits et Justice - Liberté d’expression - Peine de mort - Amnesty international (AI) - Torture - Mohamed Sektaoui

Ces articles devraient vous intéresser :

Sentiment d’insécurité au Maroc : un écart avec les statistiques officielles ?

Au Maroc, la criminalité sous toutes ses formes est maitrisée, assure le ministère de l’Intérieur dans un récent rapport.

Corruption : Rachid M’barki reconnaît les faits

Après avoir juré, sous serment, en mars dernier devant la commission d’enquête parlementaire sur les ingérences étrangères, n’avoir jamais perçu de rémunération occulte en contrepartie de la diffusion d’informations erronées ou très orientées pour...

Des Marocains célèbrent la fin des accords de pêche avec l’Europe

Sur Facebook, de nombreux internautes marocains et des spécialistes des relations maroco-européennes affichent leur satisfaction après la décision de la Cour de justice annulant les accords de pêche entre l’Union européenne (UE) et le Maroc.

L’appel des chrétiens marocains

La communauté chrétienne au Maroc a réitéré, à l’occasion de la célébration de la fête de Noël, sa demande d’abrogation de l’article 220 du Code pénal et de la dépénalisation du prosélytisme.

Affaire "Hamza Mon Bébé" : Dounia Batma présente de nouvelles preuves

La chanteuse marocaine Dounia Batma confie avoir présenté de nouveaux documents à la justice susceptibles de changer le verdict en sa faveur.

Maroc : Vague d’enquêtes sur des parlementaires pour des crimes financiers

Une vingtaine de parlementaires marocains sont dans le collimateur de la justice. Ils sont poursuivis pour faux et usage de faux, abus de pouvoir, dilapidation et détournement de fonds publics.

Poupette Kenza : compte Instagram désactivé après des propos « antisémites »

L’influenceuse aux plus d’un million d’abonnés sur Instagram, Poupette Kenza, se retrouve au cœur d’une vive controverse après avoir tenu des propos jugés antisémites. Dans une story publiée le 15 mai 2024, elle affirmait sans équivoque son soutien à...

Blanchiment d’argent : la justice marocaine frappe fort

Le Maroc a réalisé des avancées significatives dans sa lutte contre le blanchiment d’argent. C’est ce qui ressort du septième rapport annuel de la présidence du ministère public, publié le 6 mars 2024. Ce document officiel montre une évolution positive...

Un député marocain poursuivi pour débauche

Le député Yassine Radi, membre du parti de l’Union constitutionnelle (UC), son ami homme d’affaires, deux jeunes femmes et un gardien comparaissent devant la Chambre criminelle du tribunal de Rabat.

Maroc : des biens et des comptes bancaires de parlementaires saisis

Au Maroc, les parquets des tribunaux de première instance ont commencé à transmettre aux nouvelles chambres chargées des crimes de blanchiment d’argent les dossiers des présidents de commune et des parlementaires condamnés pour dilapidation et...