
La chanteuse marocaine Dounia Batma confie avoir présenté de nouveaux documents à la justice susceptibles de changer le verdict en sa faveur.
Dix mineurs marocains du Nord-Pas-de-Calais, victimes de discrimination pour n’avoir pas pu bénéficier des mêmes avantages que leurs anciens collègues français, ont obtenu gain de cause dans un jugement rendu fin de semaine dernière par la cour d’appel de Douai.
Arrivés il y a près de trente ans en France pour travailler dans les mines, les plaignants s’étaient vu refuser le rachat de leurs avantages sociaux en nature au même titre que leurs collègues français.
Le tribunal de Douai a reconnu ces faits de discrimination longtemps niés et exige de l’Agence nationale pour la garantie des droits des mineurs (ANGDM) le versement de 40.000 euros de dommages et intérêts à chacun des mineurs marocains, confirmant ainsi le jugement rendu par le conseil de prud’hommes.
Depuis le début des années 60, des milliers de marocains ont été recrutés par des entreprises françaises dans les villages du Sud du Maroc. Ignorants et âgés de moins de 20 ans, ceux-ci croyaient partir vers une "terre promise" où l’argent se ramassait sur les trottoirs.
Ces esclaves des temps modernes descendaient jusqu’à 800m sous terre et étaient logés dans de misérables baraquements, témoigne l’un des mineurs, avec une pointe d’amertume mais sans aucune rancune.
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