Le secrétaire général du Parti justice et développement (PJD), Abdelilah Benkirane, a vivement critiqué le mouvement féministe qui milite pour l’égalité des sexes dans le cadre de la réforme du Code de la famille, estimant que son combat vise à...
Le magazine portugais "Visao" souligne, dans son édition du jeudi, l’importance du discours royal du 20 août, dans lequel SM le Roi Mohammed VI a appelé à une "nouvelle révolution" du Roi et du peuple mettant l’accent sur les passages relatifs à l’émancipation de la femme.
L’envoyée spéciale de l’hebdomadaire à Rabat, Patricia Fonseca, qui a rencontré plusieurs personnalités marocaines dont notamment Zoulikha Nasri, conseillère de SM le Roi et Fathia Bennis, directrice de l’Office National Marocain du Tourisme (ONMT), souligne la "singularité" d’un tel discours dans le monde musulman dans lequel le Souverain a évoqué l’urgence de "rendre justice à la femme marocaine et de l’affranchir de toutes les formes d’injustice qui pèsent sur elle".
La Commission chargée de la révision de la Moudawana (Code du Statut Personnel) doit rendre sa copie en septembre et le nouveau code de la Famille qui sera soumis à l’approbation de SM le Roi introduira, selon "Visao", une "révolution" légale qui aura un "impact énorme" sur la vie des marocaines dans le domaine du divorce, de la polygamie, de l’âge légal du mariage, de la tutelle des enfants et en matière de partage des biens et d’héritage en cas de divorce ou de décès.
Mme Nasri, Conseillère de SM le Roi, "la plus haute charge jamais occupée par une femme au Maroc", comme le souligne l’hebdomadaire portugais, a rappelé à "Visao" que le Souverain a "démontré sa détermination à résoudre ce problème dès son intronisation" en 1999. Les "pas possibles" ont été franchis depuis, aussi bien dans le domaine politique avec la mise en place de quotas que pour les élections avec la multiplication de nominations de femmes à des postes de responsabilité. Mais, ajoute Mme Nasri, "rien ne sert d’être ministre, ambassadrice, magistrate ou femme policier si nous n’avons pas les mêmes droits légaux et civils que l’homme".
Certes, il y aura "toujours des mécontents" assure Zoulikha Nasri, " mais la majorité du peuple marocain soutient la détermination Royale" en faveur de l’émancipation de la femme.
Mme Fathia Bennis, première femme à diriger la Bourse et directeur de l’ONMT s’est de son côté, félicitée de ce "changement historique". Un pas gigantesque sur la voie "irréversible" de la démocratie qui n’a été rendue possible au Maroc que grâce à "son jeune Roi qui a compris la nécessité de résoudre cette question fondamentale pour le développement du pays".
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