
Le 1ᵉʳ Dou Al Hijja de l’an 1445 de l’hégire correspondra au samedi 8 juin 2024 et l’Aïd Al-Adha sera célébré au Maroc le lundi 17 juin, a annoncé vendredi soir le ministère des Habous et des Affaires islamiques.
Alors qu’elle était sur la plage en legging, tunique et foulard, une femme a été verbalisée par la police municipale à Cannes. Cette contravention fait suite à l’arrêté anti-burkini pris quelques jours plus tôt par le maire.
Pour Siam, c’est « une humiliation publique », comme elle le raconte à l’AFP. « J’étais assise sur la plage avec ma famille. Je portais un foulard classique, un hijab fleuri. Trois policiers sont venus vers moi car je portais une tenue ’pas correcte’ » et lui infligent une contravention de 11 euros, qu’elle conteste aujourd’hui.
« Aujourd’hui, on nous interdit la plage. Demain, la rue ? Après-demain, on nous interdira de pratiquer notre culte chez nous ?" s’insurge Siam, interrogée par l’Obs. "Dans le pays des droits de l’homme, je ne vois pas de trace des principes de liberté, d’égalité et de fraternité. Je suis révoltée que cela puisse se passer en France. », déplore cette mère de deux enfants qui n’a pas souhaité donner son nom car elle est en recherche d’emploi.
Une journaliste témoin de la scène corrobore les déclarations de Siam. « Les policiers disaient ’on ne fait qu’appliquer la loi’. Le plus triste, c’est que des gens criaient (à la mère) ’rentre chez toi !’, certains applaudissaient la police. Pendant ce temps-là, sa fille pleurait », explique Mathilde Cousin à l’AFP.
Pour Siam, la parole raciste s’est libérée et soutient qu’elle n’était pas là pour se baigner.
De son côté, le maire de Cannes David Lisnard dit ne pas douter du fondement du PV car il respecte la réglementation en vigueur et dénonce « le buzz » autour de cette affaire car certains « veulent alimenter l’idée d’une forme de ségrégation, c’est abject ! ».
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