Maroc : une malade du cancer raconte l’enfer des cliniques privées

10 juin 2019 - 14h20 - Maroc - Ecrit par : K.B

Une ex-enseignante, âgée d’une soixantaine d’années et atteinte d’un cancer du sein, déplore la situation de la médecine au sein des cliniques privées qui n’est plus un métier noble et humain mais un pur business. Les médecins sont devenus des intermédiaires des laboratoires médicaux, et s’affairent à intimider les patients et dramatiser leurs cas, afin de tirer le maximum de gains et de bénéfices.

Selon Assabah, qui relate l’histoire de l’ex-enseignante, cette dernière a été orientée vers une clinique privée à Rabat, après avoir subi plusieurs examens médicaux à Casablanca. "Après une série d’examens médicaux et le dépôt de mon dossier auprès de l’hôpital, j’ai été orientée vers un autre laboratoire d’analyses pour y effectuer divers examens plus élaborés, dont certains ayant déjà été faits, mais que je devais refaire, puisque le médecin traitant est plus confiant en ce laboratoire".

Elle ajoute que "les cliniques s’assurent, avant toute chose, que le patient dispose d’une couverture médicale, et exigent la remise d’un chèque de caution, en plus du reliquat non couvert par l’assurance maladie, et d’une partie au noir", précisant que le patient est obligé de payer d’avance le montant non pris en charge par l’assurance. Quant à la partie au noir, elle déclare que les cliniques "facturent des montants aléatoires sans aucun reçu ni facture justificative, incluant les honoraires du médecin, la chambre, les médicaments de première nécessité, les pansements, la nourriture et même l’oxygène".

En ce qui concerne les frais facturés, elle ajoute, selon le quotidien, que ces derniers sont établis au cas par cas. Pour l’ablation d’une tumeur, on lui a facturé plusieurs millions de centimes, dont 25.000 dirhams ont été payés en espèce, et la différence a été prise en charge par la couverture médicale. Les deux tiers du montant de la chimiothérapie, par contre, sont couverts par l’assurance maladie, tandis que le tiers restant est payé en espèces en échange d’une facture.

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