
Les entreprises marocaines craignent avant tout le Covid-19
La pandémie de Covid-19 reste le premier facteur de risques pour les entreprises en 2021, au Maroc ou ailleurs dans le monde. C’est ce que démontre le classement du Baromètre...
Des chefs d’entreprises assurent n’avoir eu aucune trace de l’allocation de 2 000 DH versée aux salariés. Si rien n’est fait, la vague de licenciements serait inédite au Maroc.
La fin des aides d’urgence aux salariés appelées « indemnité Covid-19 », avait une date butoir. Il s’agit du 30 juin. Mais à cette échéance, des chefs d’entreprises n’ont pas eu dans leur escarcelle l’allocation de 2 000 DH. De ce fait, le licenciement massif est probable. Face à cette situation, l’une des mesures proposée par le patronat serait la mise en place du chômage partiel. Ce mécanisme prendrait alors le relais dès juillet, de l’indemnité Covid-19 pour une année. Ainsi, l’employeur prendrait en charge 50% du salaire et 50% par l’État dans la limite de 3 000 DH. Ce dispositif est conditionné par le maintien de 80% des effectifs. À la CGEM, on attend que la feuille de route soit introduite dans la loi des finances rectificative, explique l’Economiste.
Pour éviter cette perspective de licenciement massif, les syndicats souhaitent que l’indemnité Covid-19 soit maintenue. L’UMT dont le secrétaire général est Miloudi Al Mokhareq, a saisi le chef du gouvernement et alerte sur les manques de données sur le nombre de salariés qui ont réellement repris l’activité. Au regard de la situation, les organisations syndicales demandent également la mise en place d’un comité de veille sociale.
Rappelons que les dispositions du code du travail (de 66 à 76) stipulent la démarche du licenciement. Ainsi, l’employeur dans les entreprises de 10 salariés et plus, qui envisage le licenciement de tout ou partie de ses salariés, doit aviser les délégués du personnel ou les représentants syndicaux. Ceci doit se faire au moins avant un mois. L’employeur doit aussi préciser la période du ce licenciement, précise le journal.
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