
La Belgique fait pression sur un joueur marocain
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Le Maroc n’a pas fini de « voler » des talents binationaux à la Belgique. Après Bilal El Khannouss, Anass Zaroury, et récemment Chemsdine Talbi, la fédération marocaine ne compte pas s’arrêter en si bon chemin. Elle s’emploie à convaincre de jeunes prodiges évoluant en Europe de rejoindre la tanière des Lions de l’Atlas.
De nombreux jeunes joueurs ont déjà tourné le dos à la Belgique pour revêtir le maillot du Maroc, leur pays d’origine. Ismaël Baouf, jeune talent d’Anderlecht âgé de 18 ans, a quitté les U19 belges pour intégrer l’équipe marocaine des U20 en octobre. Ali Maamar, arrière droit du RSCA et ex-international belge avec les U17, a également rejoint les U20 marocains.
Le Maroc a aussi arraché à la Belgique le jeune Ilyas Bouazzaoui (Genk) qui évoluait avec les U17 et U18 belges. Il en est de même pour Ilyes Benachour (Bruges) qui a décidé de représenter le Maroc dès ses 16 ans. La fédération marocaine a également réussi à convaincre le jeune Dalil Ouadrassi (KV Malines) de rejoindre les Lionceaux de l’Atlas au détriment des Diables.
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Comment expliquer ce choix des binationaux de préférer le Maroc à la Belgique, leur pays de naissance ? « C’est un ensemble de critères qui fait que l’énorme majorité des jeunes marocains pense choisir le Maroc plutôt que la Belgique. Tout d’abord, la fédération marocaine a des années d’avance par rapport à la belge en matière d’encadrement des jeunes », explique auprès de Walfoot le père d’un jeune talent belgo-marocain.
Au Maroc, « il y a des navettes pour aller les chercher à l’aéroport, les vols et l’hôtel des parents sont parfois payés pour les joueurs mineurs. Les coachs des jeunes prennent le temps de faire des entretiens en face-à-face avec chaque joueur, leur donnent un programme détaillé des prochaines échéances internationales », a-t-il ajouté.
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Et de poursuivre : « Le Maroc vit en 2100 par rapport à la Belgique. Nous n’avons même pas de stade national digne de ce nom, alors que le Maroc aura bientôt le plus grand stade au monde, accueille la CAN 2025 et en partie le Mondial 2030… Même en France, il n’y a pas de complexe sportif comme celui du Maroc ».
Par ailleurs, la Belgique n’est pas la seule à se voir « chiper » des binationaux par le Maroc ces dernières années. Noussair Mazraoui (Pays-Bas), Sofyan Amrabat (Pays-Bas), Achraf Hakimi (Espagne), Brahim Diaz (Espagne), Amine Adli (France), Eliesse Ben Seghir (France), sont autant de joueurs qui ont tourné le dos à l’équipe de leur pays de naissance pour évoluer en sélection marocaine.
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