
« Le Messi du haschich » aurait quitté sa cachette à Tanger
Le célèbre trafiquant de haschich, Abdellah El Haj, dit le « Messi du haschich », aurait quitté sa résidence à Tanger où il s’est réfugié depuis 2019, après le démantèlement en...
Abdellah El Haj Sadek Membri
Alors qu’il a été libéré sous caution et qu’il doit se présenter chaque jour devant les tribunaux d’Algésiras, Abdellah El Haj Sadek Membri, dont le surnom est « Messi du Haschich » a décidé de se dérober, mettant en cause la pression policière énorme qu’il subit. Il aurait laissé une lettre dans laquelle il s’explique...
Dans une lettre déposée par son avocat, le « Messi du Haschich » connu pour sa grande passion du foot et les sommets qu’il a atteints en matière de trafic de drogue, a annoncé sa volonté de disparaître des radars car la pression de la police lui aurait causé une dépression.
Ce dernier écrit à ce sujet : « Je communique ma décision de disparaître pendant un certain temps, de crainte pour mon intégrité et celle de ma famille. Tout cela à cause de la pression policière énorme à laquelle je suis soumis, qui est devenue insupportable ces derniers temps et m’empêche d’avoir une vie normale ». Cette lettre, écrite par le Marocain de 35 ans, a été transmise par son avocat au journal Europa sur qui l’a publiée dans son intégralité.
Abdellah El Haj Sadek Membri a été arrêté en novembre 2017 (après une première cavale). Il est accusé de trafic de drogue, blanchiment d’argent et appartenance à une organisation criminelle. Ce Messi d’un autre genre a été libéré sous caution (une caution de 80.000 euros qu’il perd donc, intentionnellement), à la condition notable de se présenter quotidiennement devant les juges jusqu’à la date de son procès, en 2020.
Dans sa lettre, il affirme : « j’ai fait l’objet d’un véritable guet-apens. Une voiture m’a suivi jusqu’à l’hôtel où je restais avec ma famille, et j’ai été harcelé physiquement, craignant pour mon intégrité au point que la sécurité de l’hôtel a dû intervenir ». Il déclare également que la police « incite » ses proches pour qu’ils l’accusent « faussement de commettre des actes illicites » dont il serait totalement innocent. En outre, on trouve dans ses propos : « Chaque fois que je quitte ma maison, j’ai peur de subir une détention injuste et arbitraire, car je sais que des actions de la police sont formulées contre moi sans aucun fondement, dans le seul but d’accrocher des médailles pour avoir arrêté le ‘Messi d’Algésiras’, à des fins de propagande uniquement ».
Celui qui a été considéré comme le chef de file de la plus grande organisation de trafic de haschich opérant en Espagne par le détroit de Gibraltar souligne par ailleurs : « Je suis un garçon normal, je n’ai jamais fait de mal à personne, du moins ni intentionnellement ni directement, et je me suis excusé pour mes erreurs. Maintenant, j’ai juste besoin de tranquillité et de soigner ma dépression ». Ses avocats affirment qu’il ne fait plus rien d’illicite ni de près ni de loin et qu’il n’a plus aucun contact avec les mafias.
A savoir qu’il a tenu ses engagements en se présentant quotidiennement devant les tribunaux d’Algesiras jusqu’à l’envoi ce 13 mars de cette lettre.
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