Adil Lamtalsi s’était installé au Maroc où il avait créé sa propre boite "Art et Zness", à l’origine de deux films "qui dérangeaient" selon ses proches. En octobre 2008, Adil y est condamné à dix ans de prison après avoir été accusé de trafic de drogue à l’international.
"Mon frère n’a jamais touché à la drogue. On lui a extorqué des aveux contre des tortures qu’il m’a décrites dans ses lettres. Le PV d’audition n’aurait pas dû être valable : il ne lit pas l’arabe, et son empreinte digitale a fait office de signature. Or, on lui a fracturé le pouce pour l’obtenir" explique Ilham Lamtalsi, la soeur d’Adil, à Sudouest.fr.
La famille du jeune homme avait déjà été reçue par le vice-consul du Maroc à Bordeaux il y a plus d’un mois, mais depuis c’est le silence plat du côté des autorités marocaines. La famille espère désormais obtenir le soutien d’Alain Juppé, maire de la ville et "grand ami du Maroc".