La flambée des cours des produits pétroliers donne de la fièvre au gouvernement. Pour un scénario catastrophe avec un baril à 200 dollars, c’est une charge de la Caisse de compensation qui dépasserait les 60 milliards de DH. Ce qui représenterait l’équivalent de la masse salariale dans le budget général. C’est une situation que l’Etat ne pourra pas affronter, a indiqué Nizar Baraka, ministre des Affaires économiques et générales, lors d’un briefing donné hier au siège de son département. Pour lui, le gouvernement est conscient des enjeux et cherche à faire en sorte que les dépenses de la compensation ne dépassent pas celles de l’investissement public.